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La Doctrine mariale
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Marie, mère de Dieu, vue d'ensemble

Le Seigneur est avec vous dit l’ange à la Vierge Marie… Par un effet tout divin de sa Volonté d’Amour, vous en serez la Mère éternellement… Et par Lui, vous deviendrez la mère de l’humanité tout entière que Dieu vient rejoindre pour l’emporter dans l’éternité avec Lui, dans l’unité d’amour du Père, du Fils et du Saint Esprit.

 

C’est dans la très modeste habitation de Nazareth que s’est accomplit l’œuvre immense, inouïe, du grand pardon de Dieu, et de notre réhabilitation dans l’amour…

 

Tel est le grand mystère de la maternité divine…

 

L'expression "Mère de Dieu"  découle de l’Ecriture Sainte.

Nous retenons surtout :

 

- Saint Paul nous dit que Marie enfante un fils tout à fait particulier c’est le Fils de Dieu, envoyé par Dieu pour notre salut. (Ga 4,4-6), né de la femme, il a une véritable humanité, fragile et humble, et il est soumis aux us et coutumes de son peuple.

 

- Saint Matthieu (Mt 2,21-23) présente le caractère divin de l’enfant qui naîtra de Marie par les expressions « Il sauvera son peuple de ses péchés» on l’appellera « Emmanuel, Dieu avec nous »

 

- Dans l’évangile de saint Luc, l’ange de l’Annonciation présente le caractère divin de l’enfant avec le langage de la culture juive, en disant que Marie est comme la tente de la rencontre ou l’arche d’Alliance, autrement dit, le lieu de la présence divine. Dans ce contexte, nous sommes assurés que les expressions « Fils du Très Haut » (Lc 1, 32) et « Fils de Dieu » (Lc 1, 35) ont un sens fort. De même, dans le récit de la Visitation, l’expression « la mère de mon Seigneur » (Lc 1,43) a aussi un sens fort.

 

Les premiers conciles

Nous retenons pour notre sujet les conciles de Constantinople, Ephèse et Chalcédoine.

L’enjeu des premiers conciles est de dire qu’en Jésus Christ, c’est bien Dieu qui nous a visités, et il n’a pas fait semblant. Dieu s’est vraiment uni à nous, tout en restant Dieu.

 

Le premier concile de Constantinople, en l’an 381, déclare « Et Incarnatus est de Spiritu santo et Maria Virgine » : l’Incarnation se réalise indissociablement de Marie la Vierge, et de l’Esprit Saint. Marie est liée non seulement à l’Incarnation en tant que telle, mais à son but « pour nous les hommes et pour notre salut. »

 

Le concile d’Ephèse en 431 déclare que la sainte Vierge est la Theotokos (mère de Dieu), « non pas en ce sens que la nature du Verbe et sa divinité ait eu de la sainte Vierge le début de son origine, mais qu’en ayant tiré d’elle ce corps sacré perfectionné par l’âme intelligente à qui il était uni selon l’hypostase, se déclare né selon la chair. »

 

Le concile de Chalcédoine en 451 professe un seul et même Christ, Fils unique et Seigneur, en deux natures, sans confusion ou mutation, sans division ou séparation entre ces deux natures. Il donne à la doctrine mariale du concile d’Ephèse sa forme dogmatique : le Fils « qui avant les siècles est engendré par le Père selon la divinité, dans les derniers jours, le même, pour nous et pour notre salut, est engendré par Marie Vierge Mère de Dieu selon l’humanité. »

 

Vatican II

Quinze siècles plus tard, le concile Vatican II, dans le plus important de ses documents (Lumen Gentium chapitre 8 : Marie la Vierge dans le mystère du Christ et de l’Eglise) parle de la maternité de Marie en reprenant la doctrine des premiers conciles mais il élargit la perspective :

Dans le mystère du Christ, Marie joue un rôle toute sa vie, elle est toujours davantage unie au Christ sauveur, par une union consciente et libre. Sa maternité est la plus haute dignité mais aussi le plus grand service.

Le concile avait pour intention générale de définir le rôle de l’Eglise et dans ce cadre, Marie est le type de l’Eglise, en tant qu’elle est mère et Vierge : l’Eglise enfante en effet le Christ dans les âmes et la maternité de l’Eglise se joue aussi dans la virginité spirituelle, par l’Esprit Saint. Ce rapport de Marie a l’Eglise ouvre d’autres perspectives à la théologie sur le thème de Marie comme étant notre mère.

 


Françoise Breynaert

 

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