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La Doctrine mariale
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Mt 1, 18-25 : La maternité divine

Dans l’annonce à Joseph (Mt 1,18-25), trois phrases (ou expressions) dénotent le caractère divin de l’enfant conçu par Marie :

 

"Il sauvera son peuple" (Mt 2,21) : cette expression se rapporte uniquement à Dieu.

L’expression "son peuple" est très forte. Le Nouveau Testament, en héritant du langage de l’Ancien Testament, la rapporte cette expression uniquement à Dieu qui avait choisi Israël comme son peuple ; maintenant, par l’œuvre du Christ, il s’est acquis un nouveau peuple, formé aussi des gentils (Ac 15,14; Hé 4,9; 10,30; 1 Pt 2,10; Tt 2,14).

Si dans la première alliance le peuple était exclusivement celui de Yahvé, au temps de la nouvelle alliance il appartient en même temps au Père et au Fils, le Christ. Le nouvel Emmanuel a reçu tout pouvoir au ciel et sur la terre (Mt 28,19). Donc il a aussi "son peuple" (Mt 1,21), qui est le peuple de Dieu (cf. Mt 2,6).

En relation à ce nouveau peuple qu’il s’est acquis, Jésus dira: "Sur cette pierre j’édifierai mon Eglise" (Mt 16,18) "Allez annoncer à mes Frère" (Mt 28,10) "Je suis avec vous…" (Mt 28,20).

 

"… de ses péchés" (Mt 2,21) : sauver des péchés est une prérogative divine.

"… de ses péchés" (Mt 2,21d) Ces paroles aussi sont un témoignage indirect de la divinité de Christ.

Nous l’apprenons de la suite de l’évangile. "Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Aie confiance, mon enfant, tes péchés sont remis. Et voici que quelques scribes se dirent par-devers eux: Celui-là blasphème." (Mt 9,3)

Marc précise encore mieux : "Qui peut remettre les péchés sinon Dieu seul ?" (Mc 2,7)

 

"Emmanuel… Dieu avec nous" (Mt 2, 23) : cette appellation doit être comprise dans son sens plein (cf. Mt 28, 20).

Selon la doctrine de Matthieu, cette appellation "Emmanuel… Dieu avec nous" (Mt 2, 23) doit être comprise dans son sens plein, c’est à dire dans son sens post-pascal. Jésus ressuscité, en apparaissant aux disciples, il leur promet: "Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde." (Mt 28,20).

L’Emmanuel n’est donc pas simplement un homme, aussi prestigieux soit-il. On pouvait le penser d’Ezéchias annoncé par Is 7,14. Mais nous sommes ici dans une autre situation. L’Emmanuel-Christ est le ressuscité, qui a révélé sa divinité dans le mystère pascal.

Aussi pour le premier évangéliste, il y n’a absolument aucun doute que le fils de Marie soit de nature unique, un Être divin ! Plus tard Jésus dira : "Il y a ici plus que le temple" (Mt 12,6) "il y a ici plus que Jonas !.. il y a plus que Salomon! " (Mt 12,41.42).

 


A.SERRA

Extraits de A.SERRA,

"Madre di Dio", nel Nuovo dizionario di mariologia,

a cura di de Fiores, ed. san Paolo 1985, p.726-727

 

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