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La Doctrine mariale
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La Révélation du Fils de Dieu dans le Nouveau Testament

Codexaureus Christ en majesté vers 778-820 Wikimedia CC

Christ en majesté. Evangéliaire de Lorsch (bibliothèque apostolique vaticane, Pal. lat. 50, et Alba Iulia, Biblioteca Documenta Batthyaneum, s.n.), également connu comme Codex Aureus Laurensius, daté des environs de l’an 800.

441 Fils de Dieu, dans l'Ancien Testament, est un titre donné aux anges (cf. Dt 32,8 Jb 1,6), au peuple de l'Election (cf. Ex 4,22 Os 11,1 Jr 3,19 Si 36,11 Sg 18,13), aux enfants d'Israël (cf. Dt 14,1 Os 2,1) et à leurs rois (cf. 2S 7,14 Ps 82,6). Il signifie alors une filiation adoptive qui établit entre Dieu et sa créature des relations d'une intimité particulière.

Quand le Roi-Messie promis est dit "fils de Dieu" (cf. 1Ch 17,13 Ps 2,7), cela n'implique pas nécessairement, selon le sens littéral de ces textes, qu'il soit plus qu'humain. Ceux qui ont désigné ainsi Jésus en tant que Messie d'Israël (cf. Mt 27,54) n'ont peut-être pas voulu dire davantage (cf. Lc 23,47).

442   Il n'en va pas de même pour Pierre quand il confesse Jésus comme "le Christ, le Fils du Dieu vivant" (Mt 16,16) car celui-ci lui répond avec solennité: "Cette révélation ne t'est pas venue de la chair et du sang mais de mon Père qui est dans les cieux" (Mt 16,17). [...]


443   Si Pierre a pu reconnaître le caractère transcendant de la filiation divine de Jésus Messie, c'est que celui-ci l'a nettement laissé entendre.

Devant le Sanhédrin, à la demande de ses accusateurs: "Tu es donc le Fils de Dieu", Jésus a répondu: "Vous le dites bien, je le suis" (Lc 22,70 cf. Mt 26,64 Mc 14,61).

Bien avant déjà, Il s'est désigné comme "le Fils" qui connaît le Père (cf. Mt 11,27 21,37-38), qui est distinct des "serviteurs" que Dieu a auparavant envoyés à son peuple (cf. Mt 21,34-36), supérieur aux anges eux-mêmes (cf. Mt 24,36).

Il a distingué sa filiation de celle de ses disciples en ne disant jamais "notre Père" (cf. Mt 5,48 6,8 7,21 Lc 11,13) sauf pour leur ordonner "vous donc priez ainsi: Notre Père" (Mt 6,9); et il a souligné cette distinction: "Mon Père et votre Père" (Jn 20,17).

444   Les Evangiles rapportent en deux moments solennels, le baptême et la transfiguration du Christ, la voix du Père qui le désigne comme son "Fils bien-aimé" (cf. Mt 3,17 17,5).

Jésus se désigne lui-même comme "le Fils Unique de Dieu" (Jn 3,16) et affirme par ce titre sa préexistence éternelle (cf. Jn 10,36).

Il demande la foi "au Nom du Fils Unique de Dieu" (Jn 3,18). Cette confession chrétienne apparaît déjà dans l'exclamation du centurion face à Jésus en croix: "Vraiment cet homme était Fils de Dieu" (Mc 15,39), car c'est seulement dans le mystère pascal que le croyant peut donner sa portée ultime au titre de "Fils de Dieu".

445   C'est après sa Résurrection que sa filiation divine apparaît dans la puissance de son humanité glorifiée: "Selon l'Esprit qui sanctifie, par sa Résurrection d'entre les morts, il a été établi comme Fils de Dieu dans sa puissance" (Rm 1,4 cf. Ac 13,33). Les apôtres pourront confesser: "Nous avons vu sa gloire, gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité" (Jn 1,14).

 


Catéchisme de l'Eglise catholique (1998), précédée des numéros de paragraphes.


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