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Le Christ expliqué par st Maxime le Confesseur

Saint Maxime le Confesseur place au centre de l'histoire humaine la personne divine du Verbe Incarné. Le temps et les événements qui ont précédé sa venue sur la terre est la préparation providentielle à l'économie de l'incarnation. Le temps qui la suit constitue l'âge du salut qui doit se réaliser pour chaque être humain à travers un processus de divinisation véritable (en grec : theosis).

 

Cette divinisation consiste en une expérience de type mystique où l'Esprit Saint conduit la créature humaine vers la participation consciente à l'humanité glorifiée du Christ. Il vient à notre rencontre dans la célébration des mystères de l'Église et de manière spéciale dans l'Eucharistie.

 

En la personne du Christ sont présentes et unies deux natures, l'humanité et la divinité, avec deux volontés et deux énergies.

En tant qu'il est le nouveau commencement d'une vie divine en l'homme, il faut que le Christ soit vrai Dieu et homme parfait et complet ; il lui faut posséder une vraie nature (en grec : physis) humaine à côté de la nature divine et une volonté (en grec : thelema) humaine, cause d'un agir (ou énergie) humain, à côté de la volonté et à l'agir divin. Si cependant la volonté et la capacité d'agir appartiennent à la nature, un acte de volonté déterminé appartient à la personne, dans un acte précis agit donc une énergie « théandrique »[1] : c'est un seul acte où confluent les deux volontés et les deux libertés, dans l'unité (en grec : monadikos).[2]

Par exemple, avant sa passion, l'humanité du Christ aurait pu dire non, mais librement elle s'unit à la divinité.

 


[1] Ambiguorum liber, PG 91,1056 BC. « Théandrique » signifie « divin et humain ».

[2] Ibid., PG91,1044D.


L. Gambero

 

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