La nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : "Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi." Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi" (1 Corinthiens 11, 23-25).
La Sainte Écriture ne le dit pas, mais il n'y a pas à douter que la Mère de Dieu était présente. Sûrement elle est venue à Jérusalem comme toujours pour la fête de Pâques et a célébré le repas pascal avec tout le groupe qui suivait Jésus. Elle qui gardait toutes les paroles de Jésus dans son cœur - combien elle aura dû accueillir en elle Son discours d'adieu : « J'ai désiré ardemment célébrer ce repas pascal avec vous.» (1 ).
Ne pensait-elle pas à ce moment-là aux noces de Cana... ?
Ne pensait-elle pas à ce moment-là aux noces de Cana (2 )? Maintenant Son heure était venue. Maintenant Il pouvait donner ce qu'alors Il ne pouvait suggérer qu'en symbole. Le lavement des pieds : Il était parmi eux comme celui qui sert. Ainsi l'avait-elle vu durant toute sa vie. Ainsi avait-elle elle-même vécu et vivrait-elle encore. Elle comprenait le sens mystique du lavement des pieds (3 ) : celui qui s'approche du saint repas doit être complètement pur. Mais seule Sa grâce peut donner cette pureté.
Ta Sainte communion, ma Mère ! N'était-elle pas comme un retour à cette unité insaisissable, lorsque tu Le nourrissais de Ta chair et de Ton sang ? Mais maintenant, c'est Lui qui Te nourrit. Ne vois-Tu pas en cette heure le corps mystique tout entier devant Toi, celui qui doit croître par ce saint repas ? Ne le reçois-Tu pas déjà maintenant en tant que Mère, comme demain au pied de la Croix il Te sera remis ? Ne vois-Tu pas aussi toutes les offenses qui seront faites au Seigneur dans ces espèces, et n’offres-Tu pas satisfaction pour cela ? Ô Mère, apprends-nous à recevoir le Corps du Seigneur comme Tu l’as reçu.