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Vie à Nazareth au quotidien
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Trois témoins romains de la vie du Christ

L'histoire de Jésus a été  probablement consignée dans les actes officiels ou dans les annales de l'empire romain, mais ces documents ne nous sont pas parvenus. Cependant les textes des historiens en ont conservé  la trace quand ils nous ont transmis des témoignages portant sur le temps et la région où Jésus vécut.

 

Du côté de l'histoire juive nous disposons du texte de l'historien Flavius Josèphe, ancien commandant en chef en Galilée au 1er siècle, du temps de la première guerre juive; ce texte nous a été conservé par quelques traductions.

 

Ainsi l'existence historique de Jésus aurait pu ne pas laisser de trace dans l'histoire non religieuse. Cependant elle est entrée dans l'histoire profane à l'occasion d'un échange de notes administratives qui nous ont été conservées par les trois grands historiens latins de cette époque :

Pline le jeune

Gaius Plinius Secundus, généralement appelé Pline le Jeune, légat en Bythinie, écrit à l'empereur, vers 112, pour lui faire part de quelques-uns de ses problèmes.

 

Il a comme soucis des grèves, des scandales municipaux et une morosité politique. Il constate également un grand malaise religieux : les temples sont désertés, dans quelques-uns même, le culte a cessé. Cela a conduit à une crise agricole, puisqu'il n'y a plus d'acheteurs pour les animaux destinés aux sacrifices.

 

Tout cela est imputable, selon les informateurs de Pline, aux chrétiens qui forment une société secrète et qui manquent certainement de loyauté envers l'empire romain. Cette lettre est importante pour connaître l'Eglise ancienne, mais c'est certainement des adversaires des chrétiens (donc des gens qui ont eu affaire à ceux-ci) que le gouverneur de Bythinie tire ses informations.

Il demandait des instructions au sujet de "chrétiens" qu'une lettre anonyme avait dénoncés.

Tacite

La lettre de Pline n'est pas la seule source non chrétienne à désigner "Christ". Trois ou quatre ans plus tard, Tacite écrit ses Annales, il dit que Néron était soupçonné d'être l'instigateur de l'incendie de Rome en 64. Pour faire taire les rumeurs, la police romaine avait recherché un bouc émissaire.

 

Elle en trouva un dans un groupe de personnes connues sous le nom de chrétiens, qui étaient méprisées par la populace à cause de leur conduite scandaleuse à ses yeux. Aussi un certain nombre de chrétiens furent-ils torturés et condamnés à mort.

Suétone

Vers l'an 120, dans sa Vie des douze Césars, Suétone écrit la vie de Néron.

 

Dans une série de mesures prises par l'empereur, il souligne :

"On livra au supplice les chrétiens, sorte de gens adonnés à une superstition nouvelle et dangereuse".

 

Et, dans la vie de Claude, on peut lire :

"Comme les juifs se soulevaient continuellement, à l'instigation d'un certain Chrestos, il les chassa de Rome".

 

Tout cela n'a rien de très précis concernant Jésus qui mourut sous Ponce-Pilate. Mais un fait est capital : dans la deuxième décennie du deuxième siècle, les autorités impériales connaissent les chrétiens comme un mouvement spécifique, et elles ont eu affaire à eux déjà sous Néron.

 

Ces trois témoins romains font mention du Christ, ce que la plupart des rois contemporains d'Orient n'ont pas la chance d'avoir eu... Ainsi cela empêche radicalement de mettre en doute l'existence historique de Jésus.

 


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