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Marie dans l'Ecriture
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Mt 1, 16 : une conception virginale

"Jacob engendra [grec : verbe « gennaô »] Joseph,
l’époux de Marie de [grec: « ’ek »] laquelle
fut engendré [verbe grec :« gennaô » à la forme passive]
Jésus, que l’on appelle Christ (ou Messie)."

(Mt 1, 16)

Etude des mots

Le verbe « gennaô » avec un sujet masculin signifie « engendrer », comme on le voit bien dans tout le reste de la généalogie. Rapporté à une femme, « gennaô » peut faire allusion à la conception ou à l’accouchement. Mais en Matthieu 1,16 le prédicat n’est pas rapporté directement à Marie, mais la forme passive est utilisée et sans complément d’agent.

La préposition qui complète le verbe témoigné par le texte le plus sûr est « ’ek », qui n’est pas apte pour exprimer un agent. Pour avoir un tel complément il faudrait plutôt la préposition «’upo». Ce manque peut être considéré sans difficulté comme un sous-entendu de l’action divine.

 

Conclusion : Jésus est engendré de Dieu, et il est né de la vierge Marie

En Mt 1, 16 : La paternité envers Jésus est indiquée dans la direction de Dieu, tandis que la fonction maternelle est accomplie par Marie et indiquée avec une préposition identique à celle qui est utilisée pour les autres femmes de la généalogie.

 

De même, en Mt 1,18: « to gennetèn » doit être compris sans référence directe à la fonction féminine indiquée, de nouveau, avec une préposition de lieu «’en», en supposant, en absence du complément d’agent, un nouveau passif divin, il est possible de traduire avec «ce qui a été engendré (de Dieu) en elle.»

 

 


Extraits de  Ermenegildo MANICARDI,
Maria e la Trinità nel Vangelo secondo Matteo,
in Marianum 1-2, (2002), pp. 17-50. (p. 30-35)

Synthèse par F. Breynaert

 

 

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