Les 5 raisons de croire de Marius
15 avril 2024

Ancien instructeur et commando des unités des forces spéciales de la marine, Alain Alivon, alias Marius, est un éternel optimiste au mental d’acier. Son parcours est rythmé par le respect, la rigueur et une foi sans faille. Témoignage.

La Bonne Mère m’a guidé toute ma vie

J’ai toujours eu la foi. Dans mon livre, je raconte mes deux années dans l’assistance publique auprès des « bonnes sœurs » à Marseille. Ce n’était pas une période facile, mais j’en garde d’excellents souvenirs. Ce foyer était placé en dessous de Notre-Dame de la Garde et la Bonne Mère était toujours à proximité. Je l’ai toujours priée dans ma jeunesse, et aujourd’hui encore. Je pense qu’elle m’a protégé et qu’elle continue à le faire, pour moi et mes proches. (...)


La prière a renforcé ma foi

Chaque matin vers 5 heures, je prends la route pour me rendre sur mon lieu de travail. Le trajet dure environ 45 minutes. Je sais que beaucoup de personnes profitent de ce moment pour écouter de la musique ou faire autre chose… Moi, je consacre ce temps à la prière. Je le dis sans complexe, sans honte et sans retenue : je revendique ma foi, je prie et je suis croyant. Bien que je ne sois peut-être pas un pratiquant exemplaire, la prière m’a toujours aidé à surmonter les épreuves tant sur le plan professionnel que personnel, à avancer, à me préserver et à me protéger. (...)


Je prends le temps de dire merci à Dieu

Au-delà de mes prières, exprimer ma gratitude envers Dieu est primordial. Si je passe devant une église ou une chapelle, je m’y rends systématiquement. Ces lieux sacrés sont pour moi des havres de paix où je me sens en communion spirituelle. J’y allume un cierge et je rédige un mot de remerciement. Il faut être dans la gratitude au quotidien : c’est ce qui nous permet de nous lever tous les matins, d’avoir de l’espoir, d’être bien. (...)


Réclamer des signes du ciel

Quand je prie, je demande des signes, même si cela demeure mystérieux et mystique. Je dis cela à cœur ouvert, je le fais sans filtre, et mes interprétations sont évidemment très personnelles. Je me rappelle qu’avant chaque départ en mission, il y avait toujours un aumônier qui venait nous parler à tous, croyants ou pas. Il donnait une petite médaille de Marie à ceux qui voulaient. Pour ma part, je n’ai jamais refusé. (...) 


La foi m’a aidé à choisir mon camp

Avoir la foi et être militaire présente des défis. Il n’est pas évident de concilier cette notion religieuse avec la mort, les blessures de guerre. Je m’interrogeais souvent sur ma foi et le contexte militaire : « Suis-je à ma place ? Suis-je en phase avec ma foi ? » À l’armée, il est très difficile d’exprimer ses croyances et d’affirmer une religion. C’est un sujet tabou. Nous sommes plutôt une meute de loups qu’une meute d’agneaux. Personnellement, grâce à mes croyances, j’ai pu relativiser sur l’idée de la mort et toutes les blessures du métier. Lorsqu’il y avait un événement tragique, un accident ou une opération troublante, je priais en privé, aussi bien pour moi que pour les autres. Dans ma tête, c’était clair : j’ai choisi de faire le bien, même si ça reste un métier de la défense. On a des armes qui doivent servir pour se défendre et éventuellement neutraliser. Il y a dans ce métier une différence entre le bien et le mal qui est palpable, et j’ai gardé en tête cette philosophie de vouloir faire plus de bien. 


Propos recueillis par Octavie Pareeag 

Retrouvez l'intégralité de cette interview dans le troisième numéro de notre magazine 1000 raisons de croire. Cliquez ci-dessous pour vous abonner. 

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