Histoire du sanctuaire

En 1500 le navigateur portugais Pedro Alvarès Cabral débarque sur le sol de cette terre que les navigateurs avaient déjà baptisé Pau Brasil : le pieu couleur de braise, à cause d’un bois particulier qu’ils appréciaient pour la mâture de leurs voiliers. Jusqu’en 1530  les expéditions se succèdent.

Martin Alfonso de Souza arrive en 1530 avec des Jésuites qui, en rencontrant la population indigène, découvrent un peuple pur et bon, un peuple mûr à recevoir la révélation.

Les Mocambos au Nordeste vont vivre durement car la chasse aux indigènes est très organisée. Les missions jésuites les protègent, parviennent à les toucher et à les évangéliser. La région de Bahia sera l’épicentre de la population africaine.

1717 : le miracle de la statue

C’est dans une terre en pleine effervescence où l’activité coloniale créé des déséquilibres et des souffrances, où la soif de l’or rend la vie quotidienne difficile, où la dignité humaine est souvent bafouée, où le paradoxe d’une terre riche crée la misère, par la cupidité de quelques uns, que va se produire un petit miracle qui va modifier l’histoire du Brésil.

 

« L’Évangile est arrivé sur nos terres au milieu d’une dramatique et inégale rencontre des peuples et des cultures. Les « semences du Verbe » présentes dans les cultures autochtones ont fait que nos frères indigènes ont trouvé facilement dans l’Évangile des réponses vitales à leurs aspirations les plus profondes : Le Christ était le Sauveur qu’ils désiraient silencieusement ». 
(Texte de la Celam, Conseil épiscopal latino-américain)

 

Nous sommes à Guaratingueta, un village le long du fleuve Paraïba. Le comte d’Assumar, Pedro de Almeida e Portugal, gouverneur féroce de la Capitainerie de Sao Paulo et de Minas de Ouro, est annoncé en chemin vers le Minas Gerais actuel.

Il doit faire une halte à Guaratingueta. Le village veut bien l’accueillir. Trois de ses pêcheurs sont en charge de prendre le meilleur poisson pour l’honorer.

Voici que  Domingos Garcia, Filipe Pedroso et João Alves lancent leurs filets dans la rivière Paraïba do sul. Rien. Après quelques tentatives, ils décident de descendre le fleuve un peu plus bas jusqu’au Porto Itaguaçu. Nous sommes le 12 octobre 1717. João Alves, l’un des trois, ne croit plus à une pêche miraculeuse et commence à sentir une certaine gêne par rapport à l’accueil du gouverneur. Sans grand espoir, il lance son filet… quelque chose a pris. Il le tire de toutes ses forces. Ce n’est pas un poisson. Le filet contient le corps d’une statue de la Vierge Marie, sans tête. Inquiet, il relance son filet et  ramène la tête. Les trois pêcheurs enveloppent la statue dans une toile. Leur doute se dissipe et comme poussés par une force, les trois amis lancent leurs filets et réalisent  la plus belle pêche de leur vie.

Cette petite statue de l’Immaculée Conception va donner un nouveau titre à la Vierge Marie : Notre Dame d’Aparecida, c’est-à-dire, Apparue dans les eaux du fleuve. Aujourd’hui la fête est célébrée le 12 octobre, jour de fête nationale.

Aparecida est un sanctuaire authentique, dans le sens qu’il est né comme un espace symbolique de l'expérience de Dieu, sans aucune intervention initiale des autorités ecclésiastiques. Ce n'était pas un sanctuaire créé par décret, la vénération à la Vierge d'Aparecida n’était pas une initiative du clergé, ni une dévotion apportée d'Europe. La hiérarchie n’a fait que reconnaître un fait de foi populaire, déjà développé.

Aparecida, le Sanctuaire des papes : Bienheureux Jean-Paul II, Benoît XVI et François

Le 4 juillet 1980,  visite du Bienheureux Jean-Paul II à Aparecida.

Le 13 mai 2007, le Saint Père Benoît XVI est venu présider l’Assemblée des évêques d’Amérique latine.

Le 24 juillet 2013, messe et homélie du pape François à Aparecida à l'occasion des Journées Mondiales de la jeunesse.