Histoire du sanctuaire

 

Le sanctuaire national de Guadalupe accueille plus de 20 millions de visiteurs par an dont 8 millions entre le 12 décembre, pour la fête de Notre Dame de Guadalupe, et le 6 janvier. Chaque année, les 91 principaux pèlerinages rassemblent entre 50 000 et 200 000 personnes.

La basilique accueille essentiellement des pauvres, qui représentent environ 70 % de la population. Ils sont peu catéchisés et ne font souvent pas le lien entre la Vierge de Guadalupe et la mère de Jésus. Un des projets du Centre est de leur permettre de comprendre que la Vierge de Guadalupe est la Mère de Jésus.

Le recteur de la basilique, Monseigneur Enrique Glennie, qui est très attentif à cette dimension pédagogique du Centre, et Monseigneur Eduardo Chavez, grand historien de l’histoire de la Vierge de Guadalupe (acontecimiento guadalupano) insistent beaucoup sur la médiation de la Sainte Vierge dans la foi des mexicains.

Le premier geste que fit la Vierge en voyant Juan Diego fut de faire un pas de danse. Juan Diego lui répondit et c’est ainsi qu’ils entrèrent en contact.

Depuis 1531, les indiens viennent effectuer ce pas de danse devant la Vierge, au sanctuaire.

Histoire du sanctuaire

La Sainte Vierge de Guadalupe apparait enceinte et se présente comme étant la Mère de Dieu. C’était en 1531, elle est apparue à Juan Diego, un chichimèque de 57 ans, baptisé depuis peu. Alors qu’il marche le long du lac Texcoco (aujourd’hui, dans la ville de Mexico), il est attiré par des chants d’oiseaux et des fleurs sur un petit mont en plein hiver. Il fait froid, ce n’est pas la saison des fleurs, il pense qu’une manifestation divine va avoir lieu. Effectivement, la Vierge de Guadalupe lui apparait et lui demande d’aller voir l’évêque pour qu’il construise à cet endroit une petite maison.

À la question de Juan Diego, « Qui es-tu ? », la Vierge répond « Moi ici je suis ta mère et la Mère du Dieu unique ».

À la 3ème apparition, la Sainte Vierge demande à Juan Diego d’aller cueillir des fleurs au sommet du mont Tepeyac le 12 décembre 1531. Il rapporte des roses de Castille à la Sainte Veirge dans son tablier, aussi appelé une tilma. Elle les arrange dans la tilma et Juan Diego va voir l’évêque. Quand il déploie sa tilma, l’image de la Sainte Vierge est imprimée à l’intérieur.

De 1521 à 1531, il y avait 20 prêtres missionnaires qui ne convertirent qu’une toute petite poignée d’indiens. Après l’apparition de la Sainte Vierge, qui permit la contemplation de son image, 3 millions d’indiens se convertirent en quelques mois. Les symboles dessinés sur l’image, la constellation des étoiles et la position de la Sainte Vierge, indiquaient aux indiens qu’elle était la Mère du Dieu unique.

Ce fut l’événement civilisateur et unificateur du Nouveau Monde.

Les Aztèques sacrifiaient des hommes et du jour au lendemain ils cessèrent ces sacrifices parce qu’ils avaient compris le message de la Sainte Vierge. Cette Sainte Vierge est la celle de l’Apocalypse.

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Juan Diego Cuauhtlatoatzin (1474-1548) est un indien de Cuautitlan, village au nord de Mexico-Tenochtitlan. Son nom Cuauhtlatoatzin signifie « aigle parlant » en langue Nahuatl. Par son nom, il venait de la place des aigles, ce qui était symbole du soleil; cela veut dire qu’il était de la terre du peuple du soleil, il était un fils du soleil.

À l’arrivée des franciscains, il se convertit au catholicisme vers 1525 et reçoit pour nom de baptême Juan Diego. À partir de ce moment-là, il réside près des frères à Tolpetlac.

1) Flor y canto : première apparition le 9 décembre 1531

Le samedi 9 décembre, Juan Diego marche près du Tepeyac ; il entend des chants qu’il juge divins et croit se trouver sur la terre de ses ancêtres. Tout ressemble à une ambiance de fleurs du paradis. Il regarde vers le sommet de la colline. Une voix l’appelle. Il voit la Vierge qui lui demande d’aller dire à l’évêque de construire une petite maison. (Le Temple sur le Tepeyac était dédié à la mère des dieux Tonantzin).

2) Premier entretien avec l’évêque Fray Juan Zumarraga

Après bien des difficultés avec l’entourage de l'évêque, Juan Diego peut lui parler. L’évêque est dubitatif : « Mon enfant, tu vas devoir revenir une autre fois et je vais t’écouter plus calmement. »

Juan Diego repart triste.

3) Seconde rencontre avec la Vierge

Toujours le 9 décembre, la Vierge l’attend sur le chemin. Juan Diego lui fait part de son échec : « Je ne suis qu’un de ces paysans, un bout de corde, une toute petite échelle rejeté par tous ; je ne suis qu’une feuille. » La Vierge insiste : « Il est absolument nécessaire que ce soit toi qui ailles personnellement  faire part de mon désir. »

4) Second entretien avec l’évêque

Le dimanche 10 décembre après la messe et bien des difficultés Juan Diego parvient à s’approcher de l’évêque. Il lui réitère la demande de la Vierge. L’évêque lui répond, après l’avoir beaucoup questionné, qu’il ne peut pas obéir à la Vierge sans un signe tangible. Juan Diego repart. L’évêque le fait suivre mais les poursuivants s’égarent sans retrouver sa trace.

5) Juan Diego prend soin de son oncle

Le lundi 11 décembre, Juan Diego doit aller chercher le signe qui servirait de preuve par laquelle on croirait en lui. Il est empêché d’y aller car un de ses oncles, nommé Juan Bernardino, est tombé malade et en était à ses derniers moments. Il s’empresse d’abord d’aller chercher un docteur pour lui venir en aide, mais celui-ci ne put rien faire de plus. Son oncle le supplie de se rendre à Tlatelolco, en pleine nuit pour demander à un prêtre de venir.

6) Troisième rencontre avec la Vierge

Juan Diego avance de nuit pour aller chercher le prêtre pour son oncle. Il pense que s’il passe près de la colline, la Vierge va l’empêcher de continuer. Il fait un détour mais la Vierge lui apparaît pour la troisième fois. Il lui explique la situation et la Vierge lui dit qu’il n’a pas à se préoccuper de son oncle qui est maintenant guéri. Elle lui demande de monter au sommet de la colline pour y cueillir des fleurs. Il est surpris par la demande, mais s’exécute.  Il y avait là malgré le gel, toutes sortes de roses de Castille exquises, ouvertes et fleuries très odorantes et couvertes de rosée matinale. Il les cueille, puis les regroupe ensemble et les dépose dans le creux de sa tilma. Il revient vers la Vierge pour les lui offrir. Elle les prend, les arrange dans la tilma et le renvoie vers l’évêque : c’est le signe.

7) Troisième entretien avec l’évêque et apparition de l’image

Le 12 décembre au matin, arrivé chez l’évêque, les gardes l’empêchent d’entrer, mais voyant qu’il portait quelque chose, ils sont curieux et découvrent des roses de Castille, impossible à cueillir ici. Ils essayent d’en attraper mais en vain. Etonnés, ils conduisent Juan Diego à l’évêque.

Juan Diego ouvre sa tilma pour donner les roses de Castille à l'évêque, et mais au même moment, la Vierge apparaît dans la tilma de l’indien.

8) Conversion de l’évêque

Avec larmes et tristesse, le seigneur évêque pria la Vierge et la supplia de lui pardonner de ne pas avoir cru en sa volonté, en son cœur et en sa parole. Quand il se releva, il dénoua la tilma du cou de Juan Diego, la tilma sur lequel était apparue l’image de la Dame du ciel. Alors il la prit et alla la déposer dans son oratoire.

9) Construction du sanctuaire

Juan Diego passa une journée de plus dans la maison de l’évêque, qui l’avait invité à rester. Et le jour suivant il dit : « Allons voir à quel endroit la Dame du ciel veut que soit construit un sanctuaire ». Aussitôt, toute la population fut invitée à le construire.

10) Quatrième apparition et premier miracle

De retour chez son oncle avec le prêtre, Juan Diego constate sa guérison. Il lui raconte tout ce qu’il a vécu avec la Vierge. L’oncle lui répond en racontant à son tour l’apparition qu’il eut d’elle et la guérison qu’elle opéra. Ils partent ensemble raconter à l’évêque.

11) La Cité entière devant la Vierge

Toute la ville, profondément émue, vient admirer et vénérer la Vierge dans son image comme une réalité divine, parce qu’absolument personne sur la terre n’a peint sa précieuse image.