Glossaire

Incarnation

En Jésus, Dieu s’est fait homme.

L’église a précisé qu’en Jésus, la nature divine et la nature humaine sont unies « sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation » (Concile de Chalcédoine, DS 302).

Toute erreur doctrinale a des conséquences sur la vie chrétienne. Si l’on imagine une vie divine qui absorberait la vie humaine et quela vie humaine ne subsiste plus, on peut être tenté d’accepter une certaine négation des soucis matériels, médicaux, familiaux, ou sociaux, en regardant tout dans un spiritualisme éthéré. A l’inverse, si l’on sépare en Jésus l’humain et le divin, on devient incapable de l’adorer et de le prier correctement, on ne voit plus non plus qu’il nous sauve.

L’Incarnation illumine et sauve les hommes que le péché originel avait déchu. De là vient l’adage des pères de l’Eglise : Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu (ce qu’il faut comprendre comme une participation à la vie divine).

Dieu se suffit et n’a pas créé le monde pour s’y incarner, mais comme le dit l’école franciscaine et, en Orient, Nicolas Cabasilas, l’Incarnation advient aussi comme une récompense des justes et un couronnement du monde créé.