Sans crainte dans les bras de son Père (Ste Thérèse)

Sans crainte dans les bras de son Père (Ste Thérèse)

Thérèse de Lisieux (de l'Enfant Jésus et de la Face) est docteur de l'Eglise.

A travers son témoignage simple, elle enseigne la meilleure doctrine spirituelle.

La voie qu'elle indique est l'unique voie, la voie de l'amour et de la foi confiante.

Cette "petite voie" contient la vraie sainteté :

La science d'Amour, oh oui ! cette parole résonne doucement à l'oreille de mon âme, je ne désire que cette science-là, pour elle, ayant donné toutes mes richesses, j'estime comme l'épouse des sacrés cantiques n'avoir rien donné... Je comprends si bien qu'il n'y a que l'amour qui puisse nous rendre agréables au Bon Dieu que cet amour est le seul bien que j'ambitionne.

Jésus se plaît à me montrer l'unique chemin qui conduit à cette fournaise Divine, ce chemin c'est l'abandon du petit enfant qui s'endort sans crainte dans les bras de son Père...

« Si quelqu'un est tout petit qu'il vienne à moi » a dit l'Esprit Saint par la bouche de Salomon

et ce même Esprit d'Amour a dit encore que « La miséricorde est accordée aux petits ».

En son nom, le prophète Isaïe nous révèle qu'au dernier jour « Le Seigneur conduira son troupeau dans les pâturages, qu'il rassemblera les petits agneaux et les pressera sur son sein »,

et comme si toutes ces promesses ne suffisaient pas, le même prophète dont le regard inspiré plongeait déjà dans les profondeurs éternelles s'écrie au nom du Seigneur : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous caresserai sur mes genoux. »

Ô Marraine chérie ! après un pareil langage, il n'y a plus qu'à se taire, à pleurer de reconnaissance [1 v°] et d'amour...

Ah ! Si toutes les âmes faibles et imparfaites sentaient ce que sent la plus petite de toutes les âmes, l'âme de votre petite Thérèse,

pas une seule ne désespérerait d'arriver au sommet de la montagne de l'amour,

puisque Jésus ne demande pas de grandes actions, mais seulement l'abandon et la reconnaissance


Thérèse de Lisieux,

Histoire d'une âme, manuscrit B, chapitre IX, 1r- 1v.