La musique byzantine, georgienne et grecque

La musique byzantine, georgienne et grecque

Poésie et musique sont toujours et partout une composante irremplaçable du culte.

La musique chrétienne s'est d'abord inspirée des chants et des danses juives, puis des la musique des peuples où le christianisme s'est répandu. La musique sacrée s'est dépouillée des formes profanes, elle a pris un style nouveau, un genre plus grave, plus noble, plus élevé, qui convient à la maison de Dieu. Le peuple en fut vraiment le premier bénéficiaire, et chanta cette musique nouvelle avec un enthousiasme à rendre stupéfaits.

S. Ephrem (306-373) a composé trois millions de vers. Il dirigeait lui-même les deux chœurs de vierges qui les interprétaient.

S. Romain le Mélode (+ vers 560) créa le Kontakion, ou Kondakion.

S. André de Crète créa le Canon.

Après saint André de Crète, nous avons une pléiade d'hymnographes : saint Jean Damascène, saint Côme, saint Théodore le Studite et son frère Joseph évêque de Thessalonique, S. Methode, Georges et Joseph de Sicile...

Les motifs marials dans la poésie et dans la musique orientale sont plutôt nombreux. L'hymne akathiste occupe une place privilégiée, mais nous n'en connaissons pas la date de composition avec précision.

Ci-dessous, vous trouverez de très courts extraits à écouter.

Voir aussi : http://www.youtube.com/watch?v=y3gWi2FEQd0


Cf. Pellegrino Santuci, La Madonna nella musica,

cappella musicale D. Maria dei Servi, Bologna, 1981. Vol I , p. 27-34.

Synthèse F. Breynaert

Lexique liturgique byzantin

Ikos : une strophe d’un kondakion.

Kondakion : poème qui tire son nom du rouleau de parchemin sur lequel il était écrit.

Apostiches : versets de psaumes et, par simplification, les strophes d’hymnes qui accompagnent ces versets (on devrait dire « aux apostiches).

Mégalinaire : refrain commençant par « Magnifie, ô mon âme » ou « nous te magnifions… ».

Theotokion : refrain en l’honneur de la Mère de Dieu, la « Theotokos ».

Hirmos : strophe servant de modèle musical et rythmique, en particulier au début des Odes d’un canon.

F. Breynaert