La musique baroque, Vivaldi, Monteverdi, Haendel... J.S. Bach

La musique baroque, Vivaldi, Monteverdi, Haendel... J.S. Bach

Généralités :

 

La musique baroque dans l'histoire du chant :

Durant la Renaissance, la réforme et la contre-réforme ont mis en valeur les langues vernaculaires.

A l'époque baroque, le chant veut donner plus de place aux paroles que la polyphonie de la Renaissance. Cependant, le retour à la monodie ne peut pas être un retour au chant Grégorien car le grégorien est lié au latin. Avec la musique baroque, il s'agit de réciter en chantant, un texte en langue vernaculaire. De plus, contrairement aux époques précédentes, les compositions ont comme point d'attraction les basses.

L'art baroque commence dans la « Camerata de Florence » et se diffuse ensuite dans toute l'Europe.

 

Quelques caractéristiques de la musique baroque :

La tonalité se définit en ton majeur et en ton mineur. Les notes se situent sur une échelle de 12 demi-tons tous égaux (il temperamento).

Les « Tropi »[1] marials sont encore la source d'inspiration de la nouvelle musique mariale.

 

Surtout, la musique baroque met en valeur la phrase du Credo : « Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine », il semble que les compositeurs baroques sont tombés à genoux devant ce mystère de l'Incarnation, et on ne sait plus s'il faut admirer la foi ou l'inspiration... (Une telle attitude se prolongera après J.-S. Bach, au temps de Haydn et Mozart, et au temps de Beethoven).

 

Apparaît aussi « l'Oratorio », c'est une actualisation du drame liturgique médiéval : il y a un texte sacré et des personnages en dialogue. Le récit historique prévaut[2].

 

Quelques thèmes fréquents :

 

Très nombreux sont les « Magnificat », par exemple, de J. S.  Bach : le Magnificat en ré majeur (BWM 243) et un autre en mi bémol.

 

De très nombreux auteurs ont composé un « Stabat mater » : Edgar ; Pergolesi ; Colonna ; Stefani  ; Clain ; Caldara ; Gasparini ; Scarlatti ; Astorga ; Pergolesi  ; Hasse ; Traeta ; Zingarelli ; Ferradini ; Layolle ; Haendel ; Haydn ; Mozart (perdu) ; Hiller ; Wagenseil ; Etc...

 

Salve Regina...

 

Le baroque en Italie

Il faut évoquer en premier lieu Domenico Scarlatti (1685-1757), et, parmi ses œuvres, Stabat mater ; I dolori di Maria 1703 ; L'Assunzione, sotto il titolo la Sposa dei Cantici  1710 ; La Ssma Vergine del Rosario ; Pastorale per la Natività del Bambino Gesù 1705 ; La Ssma Annunciata 1710 ; La Vergine Addolorata 1717.

C'est vraiment un auteur à découvrir (cf. youtube en bas de l'article).

 

Carissimi Giacomo (1605-1674), c'est le père de l'Oratorio baroque. Toutes ses compositions ont une très forte charge dramatique, parmi lesquelles de nombreuses œuvres mariales.

 

Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736). Auteur pathétique, qui meurt en chantant à la Vierge Marie. Il a laissé un Stabat Mater et 4 Salve Regina[3].

ECOUTER UN EXTRAIT : Stabat Mater.  (cliquez)

ECOUTER UN AUTRE EXTRAIT : Stabat Mater.  (cliquez)

ECOUTER UN EXTRAIT : Stabat Mater, interprété par des enfants et des jeunes. (cliquez)

Savle Regina : cf. youtube en bas de l'article.

 

Antonio Vivaldi (1678-1742) est un auteur fervent et brillant. En l'honneur de la Vierge Marie, il a composé un Stabat Mater, un concert en l'honneur de l'Assomption ; 4 Magnificat ; 4 Salve Regina ; Regina coeli...

ECOUTER UN EXTRAIT :Vivaldi, Stabat Mater (cliquez) ; musique très forte, vive, profonde, avec de très grands interprètes, avec aussi quelques témoignages de ceux qui veulent faire vivre ce texte.

ECOUTER UN EXTRAIT : Vivaldi, Stabat Mater (extrait musical illustré par des tableaux).

Cf. aussi youtube en bas de l'article.

 

Claudio Monteverdi est un auteur baroque remarquable qui a composé plusieurs Salve Regina ; Magnificat...

 

Et encore :

Giovanni Rovetta « Salve Regina à cinq voix et orgue.» Remarquable.

 

Domennico Mazzocchi est connu pour un dialogue entre le chœur et le soliste pour un « Salve Regina ».

 

Le baroque en France :

M.A. Charpentier (1634-1704) dont les œuvres mariales sont très nombreuses:

des œuvres pour le 8 septembre et pour le 2 février,

ECOUTER UN EXTRAIT : Missa assumpta est Maria, H 11 (pour le 15 août) (cliquez).

ECOUTER UN EXTRAIT : Litanies de la Vierge Marie à 6 voix (cliquez).

Et d'autres litanies (youtube ci-dessous).

 

François Couperin († 1730), Magnificat, Regina Coeli, Salve Regina.

Jean Baptiste Lully († 1687).

 

Le style français évolue vers un style « galant ».

 

Le baroque en Allemagne et en Angleterre

En Allemagne, le XVI° siècle est un siècle de transition : on y trouve des chants latins, des Mottetti, et des chorals luthériens en langue vulgaire, composés avec beaucoup de sérieux pour que les fidèles comprennent le rite et y participent mieux.

Mais en Angleterre la réforme fut accompagnée de destruction d'orgues précieux, d'abolition du chant latin, tandis que la musique s'adapta laborieusement à la langue vulgaire.

 

Haendel (Georg Friedrich Haendel ou Händel) est un compositeur allemand, naturalisé britannique (1685 - 1759).

Baptisé dans la confession luthérienne, il offrit de très belles compositions à la Vierge Marie, notamment "La femme dans le Ciel", "La compassion de Notre Dame".

Le "Salve Regina" de Haendel offre un bel exemple de composition baroque, pour soliste. Les paroles « Ad te suspiramus... gementes et flentes » sont un vrai soupir, tandis que pendant les paroles « Advocata nostra » l'orgue résonne d'allégresse.

 

Johann Sebastian Bach (1685-1750), en français Jean-Sébastien Bach, est un compositeur, claveciniste, violoniste, altiste et organiste allemand. Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise aujourd'hui l'apogée, son influence est majeure et durable dans le développement de la musique occidentale.

Baptisé dans la confession luthérienne, il composa aussi de très belles musiques mariales, avec christocentrisme. Etant donné son importance, voir l'article suivant !

 


[1] Les tropi sont un texte ajouté sur les mélodies grégoriennes de l'Alléluia, du Kyrie, de l'Agnus Dei etc., afin qu'il y ait une syllabe sur chaque note.

[2] Pellegrino SANTUCI, La Madonna nella musica, Capella musicale D. Maria dei Servi, Bologna, 1983. Vol II, p. 819

[3] Pellegrino SANTUCI, La Madonna nella musica, Capella musicale D. Maria dei Servi, Bologna, 1983. Vol I,, p. 387


Cf. Pellegrino Santuci, La Madonna nella musica, Cappella musicale D. Maria dei Servi, Bologna, 1981. Vol I, p. 229-421

Françoise Breynaert