Jean Sébastien Bach

Johann Sebastian Bach (1685-1750)

Johann Sebastian Bach (1685-1750), en français Jean-Sébastien Bach, est un compositeur, claveciniste, violoniste, altiste et organiste allemand. Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise aujourd'hui l'apogée, son influence est majeure et durable dans le développement de la musique occidentale.

Baptisé dans la confession luthérienne, il composa aussi de très belles musiques mariales, dont les paroles sont christocentriques, comme il se doit.

La musique de J-S Bach, avec son harmonie des nombres traduite dans le « contrepoint » musical est une musique tendue vers la transcendance, sans représentation du réel humain. Elle est la traduction du paradoxe luthérien où l'homme est justifié au moment où, par la foi, il reçoit de l'extérieur le pardon divin.

 

  • Cantate N° 1. Wie schön leuchtet der Morgenstern. Composée en 1724, cette cantate est dédiée à la fête de l'annonciation, et fut donnée pour la première fois le 25 mars 1725. Le chœur met en valeur les paroles « elle est belle, comme resplendit pour nous l'étoile du matin ».

 

  • Cantate N° 10. Meine Seel' erhebt deb Herren. Composée en 1724 pour la fête de la Visitation, cette cantate paraphrase le Magnificat et culmine dans la phrase « que tes œuvres sont admirables ! » (wie wunderbar sind deine werke !)

 

  • Cantate n° 16. Herr Gott, dich loben wir. Pour la fête du 2 février. Composée vers 1726, alors que la piété du temps méditait dans la circoncision de Jésus la seconde douleur de la Vierge Marie, J.S Bach compose un choral de louange envers la bonté de Dieu, et chante la joie de la venue du Christ.

 

  • Cantate n° 83. Erfreute Zeit im neuen Bunde. Pour la fête du 2 février. Composée en 1724, cette cantate chante le Christ, lumière des nations.

 

  • Le Magnificat en ré majeur BWV 243 est l'une des œuvres vocales majeures de Johann Sebastian Bach. En fait, à Leipzig, on chantait le Magnificat dans la version en allemand, traduite par Martin Luther « Meine Seele erhebt den Herrn », aux vêpres du samedi et du dimanche. Ce Magnificat a été écrit pour chœur à cinq voix et orchestre pour la fête de la Visitation de la Vierge Marie le 2 juillet 1733. Il ne comprend que le texte original du Cantique de Marie, auquel s'ajoute, conformément à la tradition, la doxologie « Gloria... sicut erat in principio », suivi d'une reprise partielle du «Magnificat» initial. Magnificat (Bach) (YouTube Video)

 

  • Le Magnificat en ré est la ré-écriture d'un premier magnificat, écrit en mi bémol majeur (et numéroté BWV 243a), pour le service de Noël de 1723 ou 1724, et comprenant quatre choeurs interpolés, en allemand et en latin. Il était de tradition de faire ce que nous appellerions aujourd'hui une crèche vivante. Les enfants représentaient les anges, et les prêtres représentaient les bergers. Pour cette occasion, J.S. Bach a inséré dans le texte biblique quatre pièces vocales, dont le « Gloria in excelsis Deo », c'est-à-dire le chant des anges de Noël ; et l'évocation de l'arbre de Jessé.

     

  • "Petit Magnificat" (en latin), fut composé probablement vers 1720 pour une réunion familiale, et cette œuvre spontanée s'achève par « Soli Deo Gloria ».

 

  • Cantate BWV 147. Herz und Mund und Tat und Leben. Composée pour la Visitation de la Vierge Marie.

 


Pellegrino Santuci, La Madonna nella musica, Cappella musicale D. Maria dei Servi, Bologna, 1981. Vol I, p. 229-421.

H. JAEGER, « Mystique protestante et anglicane », dans Aa Vv, La mystique et les mystiques, DDB, Paris 1965, p. 280


Synthèse : Françoise Breynaert