Les premiers siècles - la littérature et Marie

Les premiers siècles

Les écrivains des premiers siècles ont un langage que l'on ne peut interpréter sans connaître la Bible. Par exemple, lorsque Méliton de Sardes compare Marie à une bonne agnelle, c'est un langage biblique avec des réminiscences dans l'Evangile de Jean et l'Apocalypse.

Le langage est dense, précis, sa beauté n'est pas celle de la gnose érudite mais celle de croyants prêts au martyre.

Nous ne donnons que quelques exemples.

Un texte de saint Irénée explique que le chrétien vit une nouvelle naissance par la vierge-mère du Christ et la vierge-mère Eglise, moyennant la foi.

Un texte d'Origène montre en Marie le modèle de l'âme qui exalte Dieu, c'est-à-dire qui permet à Dieu de grandir en nous.

Parmi les poètes et hymnographes, l'auteur le plus représentatif est saint Ephrem de Nisibe.

Les premiers siècles offrent aussi des récits que l'on appelle « apocryphes » pour les distinguer des récits évangéliques. Parmi ces récits apocryphes,

certains sont hérétiques (les gnostiques aimaient utiliser cette forme romancée très populaire pour faire passer leurs idées),

d'autres sont d'origine judéo-chrétienne et ont été retenus par la tradition populaire et liturgique chrétienne (par exemple le Protévangile et les ‘Transitus').

Ce chapitre n'offre qu'un bref aperçu et s'achève en vous orientant vers le thème « grands témoins » où vous trouverez bien d'autres merveilles.


Françoise Breynaert