Samedi Saint (rite catholique romain)

Le Samedi Saint

Le samedi saint, le Christ descend aux enfers annoncer la Bonne Nouvelle aux morts. Il accomplit et achève ainsi la Rédemption.

« "La Bonne Nouvelle a été également annoncée aux morts..." (1P 4,6).

La descente aux enfers est l'accomplissement, jusqu'à la plénitude, de l'annonce évangélique du salut.

Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d'extension de l'œuvre rédemptrice à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption. » (Catéchisme de l'Eglise catholique 634)

Le samedi saint, l'Eglise, avec Marie, attend et espère la Résurrection du Seigneur. Et notre époque est de manière particulière un "Samedi Saint"...

A cause des guerres, et des destructions :

« Notre époque est devenue dans une mesure toujours plus grande un Samedi Saint. »

Méditation du pape Benoît XVI,

Vénération du Saint Suaire, 2 mai 2010

Le Samedi Saint est donc particulièrement un mystère de salut pour notre époque :

« Le Samedi Saint est le jour où Dieu est caché... un grand silence enveloppe la terre.... Celui qui a été crucifié sous Ponce Pilate, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. [...]

L'être humain vit pour le fait qu'il est aimé et qu'il peut aimer; et si dans l'espace de la mort également, a pénétré l'amour, alors là aussi est arrivée la vie. A l'heure de la solitude extrême, nous ne serons jamais seuls: "Passio Christi. Passio hominis".

Tel est le mystère du Samedi Saint !»

Méditation du pape Benoît XVI,

Vénération du Saint Suaire, 2 mai 2010

La vénération du Saint-Suaire est une aide précieuse, opportune :

« On peut dire que le Saint-Suaire est l'Icône du Samedi Saint. »

Vénération du Saint Suaire,

méditation du pape Benoît XVI, 2 mai 2010

et, surtout à notre époque, la liturgie du Samedi Saint mérite attention et développement.

Un développement possible, traditionnel, est l'heure de la Mère.


Synthèse Françoise Breynaert