Chérubin qui veille sur l'Arche de Dieu

Marie est l'Arche de la Nouvelle Alliance

L'Arche de l'Alliance sur laquelle se trouvait la présence de Dieu est sans doute la figure prophétique la plus forte de la Vierge Marie et sur cette Arche veillaient deux Chérubins qui peuvent d'une certaine manière annoncer Joseph et Jean qui sont les deux anges qui ont veillé sur la première et la seconde partie de la vie de la Mère de Dieu.
Les liens entre Joseph et Jean sont très forts : au delà de leur proximité toute particulière avec la Vierge Marie, ils sont tous deux des figures virginales, deux contemplatifs qui ont vécu au plus près du mystère de Dieu.
Dans l’ordre de la hiérarchie céleste, viennent les Anges, les Archanges, les Principautés, puis les Puissances, Vertus et Dominations, puis les Trônes, Chérubins et Séraphins. Si les Anges et Archanges sont très engagés dans l’action au service de Dieu, comme le sont tous les missionnaires et apôtres dans l’Église, les Chérubins appartiennent à la première hiérarchie des neuf Chœurs de Anges, qui, étant entièrement tournés vers Dieu, sont si unis à Lui et tellement plongés dans la contemplation de son mystère qu’ils en restent presque silencieux, comme les religieux et les contemplatifs.
Le silence de Joseph et celui de saint Jean, qui tarda tant à publier son Évangile, disent sans doute quelque chose de ce primat de la contemplation et de l’union à Dieu, qui doivent être regardés comme fondamentaux, quelle que soit la vocation chrétienne. Dieu nous préfère à nos œuvres, quelles qu’elles soient, et parce que Marie a choisi « la meilleure part » (Luc 10,42) comme saint Joseph.

Enfin, il n'y a pas de reliques de Jesus et de Marie bien sûr mais il n'y en a pas non plus de Joseph et de Jean pour lesquels il n'est pas interdit de penser qu'ils sont au Ciel corps et âme eux aussi (l'Eglise orthodoxe constatant le tombeau vide de jean à Ephèse et le miracle de la Manne fête cela le 8 mai)

Joseph peut être vu comme le Chérubin qui veille sur l’Arche de la Nouvelle Alliance

Bien plus que Moïse ou Elie, saint Joseph a vécu en présence de Dieu : on peut même dire qu’aucun homme n’a été si profondément en contact avec le Dieu fait homme et avec Celle dont il a pris chair. Dans l’Ancien Testament, Dieu a voulu fixer la lieu de sa présence au milieu de son peuple dans l’Arche de l’Alliance, figure de la Vierge Marie, que protègent deux Chérubins, qui pourraient être regardés d’une certaine manière, comme l’image de Saint Joseph et peut-être de saint Jean : les deux grands saints qui ont été appelés à veiller attentivement sur la première et sur la dernière partie de la vie de la Vierge Sainte choisie par l’Eternel pour y faire sa demeure.

La contemplation de Joseph l’a conduit naturellement au silence de l’émerveillement

Dans l’ordre de la hiérarchie céleste, viennent les Anges, les Archanges, les Principautés, puis les Puissances, Vertus et Dominations, puis les Trônes, Chérubins et Séraphins. Si les Anges et Archanges sont très engagés dans l’action au service de Dieu, comme le sont tous les missionnaires et apôtres dans l’Église, les Chérubins appartiennent à la première hiérarchie des neuf Chœurs de Anges, qui, étant entièrement tournés vers Dieu, sont si unis à Lui et tellement plongés dans la contemplation de son mystère qu’ils en restent presque silencieux, comme les religieux et les contemplatifs. Le silence de Joseph et celui de saint Jean, qui tarda tant à publier son Évangile, disent sans doute quelque chose de ce primat de la contemplation et de l’union à Dieu, qui doivent être regardés comme fondamentaux, quelle que soit la vocation chrétienne. Dieu nous préfère à nos œuvres, quelles qu’elles soient, et parce que Marie a choisi « la meilleure part » (Luc 10,42) comme saint Joseph. « Que celui qui n’a pas de maître dans l’oraison prenne ce glorieux saint pour guide, il ne risquera pas de s’égarer », nous dit sainte Thérèse d’Avila (Vie, ch.6).
Les Chérubins sont aussi ceux qui gardent la porte du Paradis (Genèse 3,24) et le chemin de l’arbre de vie. L’Église, qui a vocation à guider notre route, nous dévoile de plus en plus clairement Joseph dans les temps qui sont les nôtres, depuis Pie IX qui l’a proclamé patron de l’Église universelle en 1870