12 septembre : Le saint nom de Marie (mémoire facultative)

12 septembre : Le saint nom de Marie (mémoire facultative)

L'amour du saint nom de Marie remonte à l'âge patristique.

Saint Ambroise de Milan, docteur de l'Eglise (339-397), s'exclamait :

« O Marie, votre nom est un parfum qui répand la suave odeur de la divine grâce. Qu’il descende donc sur moi, ce parfum céleste et qu’il pénètre jusqu’aux dernières fibres de mon âme ! » (1)

Origine de la fête liturgique.

Vienne était assiégée depuis le 14 juillet et sa reddition était une question d’heures. Le rapport de force n’était pas en faveur des troupes chrétiennes, mais Vienne se confiait à l’intercession de la Vierge.

La bataille commença à l’aube du 11 septembre 1683... Et le soir, l’étendard du grand vizir turc était tombé aux mains du roi polonais Jan Sobieski.

Le lendemain, 12 septembre, le roi fit son entrée dans la ville en liesse, et vint assister à la messe et au Te Deum en l’église de la Vierge de Lorette à laquelle il attribuait la victoire. (2)

Jusqu’à aujourd’hui.

Dès l'année 1683, la fête fut étendue à toute l’Eglise et fixée au dimanche suivant la Nativité de Marie.

Depuis 1823 elle est la fête patronale de la Société de Marie (Marianistes).

Le pape saint Pie X a fixé la date au 12 septembre, jour anniversaire de célébration de la victoire.

La fête a disparu du calendrier romain en 1974.

Elle fut ré-introduite ensuite par Jean-Paul II, en tant que "mémoire facultative". (2)

Pistes de méditation.

Nous proposons en bas de pages des liens vers des articles qui nourriront votre méditation.

1) Puisque la fête se réfère d'abord au nom de Marie, c'est l'occasion de prier avec un grand texte de saint Bernard (†1153) qui interprète le nom de la Vierge Marie.

2) Un récit de la bataille de Vienne en l'an 1683.

3) Comme le suggère l'Ecriture (Gn 3, 15 ; Ap 12, 3), Marie est la femme forte, présente dans les luttes de l'histoire, en tant que mère du Christ.

4) La Vierge protège les chrétiens mais elle manifeste aussi sa tendresse envers les musulmans. Ainsi, l'appel à la Vierge Marie ne peut pas servir pour maintenir et aggraver les divisions religieuses. Il doit servir de pont pour le dialogue et la communion.


(1) Saint Ambroise de Milan, De institutione virginis et S. Mariae viirginitate perpetua, I, 13

(2) Cf. Wikipedia.fr et Agence Zenit.


Françoise Breynaert