26 juillet : Sainte Anne et saint Joachim (mémoire)

26 juillet, sainte Anne et saint Joachim

Les noms de Anne et Joachim proviennent de la tradition apocryphe, le protévangile de Jacques.

La liturgie d'Orient fait mémoire de Anne et saint Joachim en célébrant la naissance de Marie, le 8 septembre.

La liturgie est alors orientée vers la contemplation de la naissance de Marie en qui le Christ viendra, lui qui unit en sa personne la nature humaine et la nature divine.

Anne et Joachim sont importants en tant qu'ils sont des justes et qu'ils ont fait "fleurir le rameau de Jessé", c'est-à-dire l'arbre généalogique, l'héritage humain qui fait de Marie la "fille de Sion".

Les pères de l'Eglise (evêques) ont parlé avec beaucoup de respect des parents de Marie : longtemps stériles, ils se sont ouverts à la grâce de Dieu et au miracle.

En Occident, la mémoire liturgique de Anne et saint Joachim conserve cette orientation du 8 septembre. La litrugie est orientée vers Marie et vers Jésus, comme l'indique l'oraison du jour :

Seigneur, toi qui es le Dieu de nos Pères, tu as donné à Anne et à saint Joachim de mettre au monde celle qui deviendrait la mère de ton Fils; accorde-nous, à leur commune prière, le salut que tu as promis à ton peuple.

(Missel romain, oraison du 26 juillet)

A la messe, la première lecture, Sir 44, 1.10-15, fait l'éloge des hommes de biens, dont la descendance reste fidèle. Le psaume (Ps 131) évoque la promesse faite à David. Dans l'Evangile (Mt 13, 16-17), Jésus dit aux disciples qu'ils sont bienheureux de voir ce que beaucoup de justes ont désiré voir avant eux.

A l'office, les laudes rappellent que l'Alliance est éternelle (Is 55, 3). Les vêpres rappellent la prière de saint Paul pour le peuple hébreu dont le Christ est issu selon la chair.


Françoise Breynaert