7 octobre : Notre Dame du Rosaire : mémoire

7 octobre, Notre Dame du Rosaire

7 octobre 1571 : La bataille de Lépante*

L'Europe se trouvait sous la menace imminente d'une invasion turque.

Le pape Pie V rassembla les nations européennes pour former une alliance victorieuse.

Deux ans auparavant, Pie V avait codifié la récitation du rosaire.

L'invocation de Marie rendait les forces chrétiennes vigoureuses et confiante.

Et, signe providentiel, le jour décisif du combat naval de Lépante, les fraternités du rosaire se réunissaient à Rome en procession, comme une armée de prière !

La chrétienté européenne atttribua à l'intercession de Marie - non pas ses crimes de guerre, toujours regrettables, - mais son indépendance territoriale, sa liberté et sa sécurité. (Le christianisme ne méprise pas les musulmans. Cf. Vatican II).

Pour commémorer la victoire de Lépante, Pie V institua la fête de Notre Dame de la Victoire, le 7 octobre.

En 1573, Grégoire XIII changea le nom en fête du Saint-Rosaire.

En 1913, Pie X, changea le nom en fête de Notre Dame du Rosaire.

Le 29 janvier 1965, l'époque des invasions étant révolue depuis longtemps, Paul VI a rendu aux Turcs l'étendard de Lépante... Sans pour autant renier sa foi chrétiene ni effacer la fête de Notre Dame du Rosaire !

Aujourd'hui :

Jean Paul II éclaire le sens du Rosaire :

"Dans la sobriété de ses éléments, le Rosaire concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé.

Avec lui, le peuple chrétien se met à l'école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l'expérience de la profondeur de son amour.

Par le Rosaire, le croyant puise d'abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur."

JEAN PAUL II, Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, octobre 2002.

Durant la Messe, l'Oraison de ce 7 octobre n'est autre que celle de l'Angelus, une prière encore plus ancienne et qui résume elle aussi tout l'Evangile :

Répands ô Père ta grâce en nos âmes ; toi qui à l’annonce de l’ange, nous as révélé l’incarnation de ton fils, guide-nous par sa passion et par sa croix à la gloire de la résurrection. Par Jésus le Christ notre Seigneur.


* Bibliographie : Cf. Clodovis BOFF, Mariologia sociale. Il significato della Vergine per la società. BTC 136. Queriniana, Brescia 2007. Biblioteca contemporanea, p. 147-148.

Françoise Breynaert