Le nom de Marie est plein de douceur divine

Le nom de Marie est plein de douceur divine

"Ce nom béni, disait le saint anachorète Honorius, est plein de toute douceur divine"[1].

Pour le glorieux saint Antoine de Padoue, ce nom avait les mêmes charmes que saint Bernard trouvait dans celui de Jésus : "Le nom de Jésus, avait dit Bernard, le nom de Marie, reprenait Antoine, est une joie au cœur de ses pieux serviteurs un miel sur leurs lèvres, une mélodie pour leurs oreilles"[2].

Lors de l'Assomption de la Vierge, les anges demandèrent à trois reprises quel était son nom ; on peut le conclure de ces trois passages des Cantiques :

- "Quelle est celle-ci qui monte du désert comme un nuage d'encens?

- Quelle est celle-ci qui s'avance comme une aurore naissante?

- Quelle est celle-ci qui s'élève du désert, nageant dans les délices?" (Ct 8, 5)

Pourquoi, se demande Richard, pourquoi les anges répètent-ils tant de fois leur question : Quelle est celle-ci ?... C'est sans doute, répond-il, afin d'entendre répéter le nom de Marie, tant ce nom résonne délicieusement à l'oreille des anges eux-mêmes.

Mais ce n'est pas de cette douceur sensible que j'entends parler ici : il n'est pas donné à tous de la sentir ; je veux parler d'une douceur spirituelle, d'un sentiment salutaire de consolation, d'amour, de joie, de confiance et de force, que le nom de Marie inspire communément à ceux qui le prononcent avec dévotion.

"Le nom de Marie, dit l'abbé Francon, est si riche en toute sorte de biens, qu'après le nom de Jésus aucun autre ne retentit au ciel et sur la terre, qui soit pour les âmes ferventes une source aussi abondante de grâce, d'espérance, de douceur et de consolation. Ce nom béni renferme en lui-même je ne sais quoi de si admirable, de si doux et de si divin, qu'il ne peut résonner dans un cœur aimant sans y répandre un parfum de suavité."


[1] De praeciniis Beatissimae Virginis

[2] In Dominica 3 quadragesimae


Saint Alphonse De Liguori,

Les gloires de Marie X, 1

(éditions Saint Paul, Paris 1987, p. 187)