Ste Thérèse Couderc (1805-1885), cofondatrice de N-D du cénacle

Ste Thérèse Couderc (1805-1885), cofondatrice de N-D du cénacle

Marie-Victoire Couderc est née à Sablières en Ardèche le 1er février 1805. Au printemps 1825, son père vient la chercher au pensionnat des sœurs de Saint Joseph aux Vans où elle étudie depuis l'âge de 17 ans pour qu'elle soit présente avec toute la famille à la mission animée par trois missionnaires diocésains, dont le père Etienne Terme. Marie-Victoire a 20 ans et un grand désir de se consacrer à Dieu. Elle se confie au père Terme qui lui propose d'entrer au noviciat d'Aps dans une communauté qui s'occupe d'écoles chrétiennes. Elle prend le nom de THERESE.

Nommé à Lalouvesc en 1824, le père Terme constate que la promiscuité dans les auberges ne favorise guère le pèlerinage sur le tombeau de saint Régis, surtout pour les femmes. Il lui vient alors l'idée d'ouvrir une maison d'accueil uniquement pour celles-ci. En 1827, il appelle Thérèse et deux autres sœurs à Lalouvesc pour prendre en charge cette nouvelle fondation.

Le père Terme fait une retraite chez les jésuites de Vals près du Puy, il est enthousiasmé par la découverte des « Exercices spirituels » de Saint Ignace de Loyola. Dès son retour, il exige que les sœurs en fassent immédiatement l'expérience et qu'elles se servent de cette méthode pour aider les personnes qui viennent en pèlerinage.

En 1831, le père Terme consacre les biens et les personnes de la communauté au Sacré-Cœur par les mains de Marie. Les maisons de retraite se développent malgré le manque de moyens. En 1934, le père Terme meurt, à l'âge de 43 ans, ayant confié la suite au père Renault.

La question de maintenir dans une même congrégation maisons de retraite et écoles se pose. La séparation entre les Sœurs de Saint Régis qui garderont les écoles et les Sœurs de la Retraite (plus tard Notre Dame du Cénacle) se vit douloureusement. Epuisée, Thérèse Couderc tombe malade et doit aller se reposer à Notre Dame d'Ay. En la fête du 15 août, renouvelant le geste du père Terme, elle remet tout à Marie et se démet de sa « supériorité » entre ses mains.

En 1844, une communauté s'installe à Fourvière (Lyon) : Thérèse est nommée assistante. La congrégation prend le nom de Notre Dame du Cénacle. En 1850 une fondation avait été faite à Paris où la supérieure fomente un projet de scission, en 1855, Thérèse est envoyée à Paris pour dénouer la crise et calmer les esprits. En 1867, elle revient à Lyon qu'elle ne quittera plus. Si Thérèse n'a plus de fonctions d'autorité sauf en de brèves occasions, elle n'est plus à l'écart. Elle est chargée de catéchismes, de la formation d'adultes ; elle accompagne des retraitantes. Elle continue à assumer certains services : infirmerie, lingerie ...

Et puis la maladie puis la vieillesse la diminuent physiquement et au plan spirituel, c'est la nuit : elle ne goûte plus la présence de Dieu mais continue à prier longuement. Pendant ces années, son expérience spirituelle s'approfondit et elle rayonne. En 1877, la nouvelle supérieure générale fait connaître Thérèse comme cofondatrice avec le père Terme : c'est une reconnaissance officielle. En 1878, des chrétiennes laïques s'agrègent à la congrégation.

Thérèse meurt le 26 septembre 1885 au Cénacle de Fourvière. Quelques jours plus tard, son corps est transporté à Lalouvesc.

Béatifiée en 1951, canonisée en 1970. Le village de Lalouvesc (Ardèche), lieu de pèlerinage à Saint Jean-François Régis est devenu aussi lieu de pèlerinage à Thérèse Couderc.

Thérèse Couderc est fêtée le 26 septembre.

En 2003, la congrégation compte environ 600 sœurs présentes dans 16 pays.


Extrait de : catholique.fr/le-diocese-de-viviers/historique-et-grandes-figures/grandes-figures/-therese-couderc/-therese-couderc-26.html - petitAdroite>http://www.ardeche.catholique.fr/le-diocese-de-viviers/historique-et-grandes-figures/grandes-figures/-therese-couderc/-therese-couderc-26.html

Pour en savoir plus : http://www.ndcenacle.org/