Neuvième jour de la neuvaine à saint Jean-Paul II
21 octobre 2020

Jour 9 : Marie, femme « eucharistique »

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

 

Paroles de saint Jean-Paul II

« Mysterium fidei ! Si l'Eucharistie est un mystère de foi qui dépasse notre intelligence au point de nous obliger à l'abandon le plus pur à la parole de Dieu, nulle personne autant que Marie ne peut nous servir de soutien et de guide dans une telle démarche. Lorsque nous refaisons le geste du Christ à la dernière Cène en obéissance à son commandement : « Faites cela en mémoire de moi ! » (Lc XXII, 19), nous accueillons en même temps l'invitation de Marie à lui obéir sans hésitation : « Faites tout ce qu'il vous dira » (Jn II, 5). Avec la sollicitude maternelle dont elle témoigne aux noces de Cana, Marie semble nous dire : « N'ayez aucune hésitation, ayez confiance dans la parole de mon Fils. Lui, qui fut capable de changer l'eau en vin, est capable également de faire du pain et du vin son corps et son sang, transmettant aux croyants, dans ce mystère, la mémoire vivante de sa Pâque, pour se faire ainsi "pain de vie". »

En un sens, Marie a exercé sa foi eucharistique avant même l'institution de l'Eucharistie, par le fait même qu'elle a offert son sein virginal pour l'Incarnation du Verbe de Dieu. Tandis que l'Eucharistie renvoie à la Passion et à la Résurrection, elle se situe simultanément en continuité de l'Incarnation. À l'Annonciation, Marie a conçu le Fils de Dieu dans la vérité même physique du corps et du sang, anticipant en elle ce qui dans une certaine mesure se réalise sacramentellement en tout croyant qui reçoit, sous les espèces du pain et du vin, le corps et le sang du Seigneur.

Il existe donc une analogie profonde entre le fiat par lequel Marie répond aux paroles de l'Ange et l'amen que chaque fidèle prononce quand il reçoit le corps du Seigneur. À Marie, il fut demandé de croire que celui qu'elle concevait « par l'action de l'Esprit Saint » était le « Fils de Dieu » (cf. Lc I, 30-35). Dans la continuité avec la foi de la Vierge, il nous est demandé de croire que, dans le Mystère eucharistique, ce même Jésus, Fils de Dieu et Fils de Marie, se rend présent dans la totalité de son être humain et divin, sous les espèces du pain et du vin.

« Heureuse celle qui a cru » (Lc I, 45) : dans le mystère de l'Incarnation, Marie a aussi anticipé la foi eucharistique de l'Église. Lorsque, au moment de la Visitation, elle porte en son sein le Verbe fait chair, elle devient, en quelque sorte, un « tabernacle » – le premier « tabernacle » de l'histoire – dans lequel le Fils de Dieu, encore invisible aux yeux des hommes, se présente à l'adoration d'Élisabeth, « irradiant » quasiment sa lumière à travers les yeux et la voix de Marie. Et le regard extasié de Marie, contemplant le visage du Christ qui vient de naître et le serrant dans ses bras, n'est-il pas le modèle d'amour inégalable qui doit inspirer chacune de nos communions eucharistiques ? » (Encyclique Ecclesia de Eucharistia, 17 avril 2003, n. 54-55)

 

Méditation 

Dans sa dernière encyclique, le Pape, déjà proche de sa fin, a voulu résumer son double amour de Jésus-Hostie et de la Vierge Marie. 

Marie, qui a joué un rôle si discret dans l’Église naissante, nous conduit, comme elle a dû conduire les premiers disciples, à l’attitude juste devant la Sainte Eucharistie : amour, émerveillement, désir de nous unir à Jésus, pour qu’il fasse son œuvre en nous !

 

Prière à Jésus-Christ

« Jésus, toi le Fils bien-aimé du Père,
nous te louons pour l'Amour que ton Cœur Sacré nous révèle.
Transpercé pour nous, il est devenu fontaine de joie et source de vie éternelle.
Jésus, l'invocation de ton Nom nous pacifie et nous garde dans l'Espérance.
Toi, l'Amour, l'Amour non-aimé, Seigneur Jésus nous croyons en toi,
nous te louons et nous t'aimons.
La puissance de ton Amour surpasse toute connaissance
et tu peux nous donner infiniment plus que nous ne pouvons demander.
Nous te prions pour les enfants et les jeunes :
qu'ils avancent dans la vie guidés par la foi et l'espérance.
Qu'ils ouvrent leur cœur aux appels du "Maître de la moisson".
Nous te prions pour les familles unies et pour toutes celles qui sont en difficulté.
Nous confions nos malades à ton Cœur plein de tendresse
et à ta Miséricorde tous ceux qui vivent loin de Toi.
Cœur de Jésus, toi qui par ta Croix a vaincu toutes divisions,
donne la paix à notre monde et renouvelle en notre cœur
le désir de répondre fidèlement
à la richesse débordante de ton amour miséricordieux qui ne cesse de nous dire : 
"N'ayez pas peur !" »
(Saint Jean-Paul II, 1994)

 

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