Sixième jour de la neuvaine à saint Jean-Paul II
18 octobre 2020

Jour 6 : Marie, gardienne de la vie 

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

 

Paroles de saint Jean-Paul II

« Dans le Livre de l'Apocalypse, le « signe grandiose » de la « Femme » (XII, 1) s'accompagne d'un « second signe apparu au Ciel : un énorme Dragon rouge feu » (Ap XII, 3), qui représente Satan, puissance personnelle maléfique, et en même temps toutes les forces du mal qui sont à l'œuvre dans l'histoire et entravent la mission de l'Église.

Là encore, Marie éclaire la communauté des croyants : l'hostilité des forces du mal est en effet une sourde opposition qui, avant d'atteindre les disciples de Jésus, se retourne contre sa Mère. Pour sauver la vie de son Fils devant ceux qui le redoutent comme une dangereuse menace, Marie doit s'enfuir en Égypte avec Joseph et avec l'enfant (cf. Mt II, 13-15).

Marie aide ainsi l'Église à prendre conscience que la vie est toujours au centre d'un grand combat entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres. Le dragon veut dévorer « l’enfant aussitôt né » (Ap XII, 4), figure du Christ, que Marie enfante dans « la plénitude des temps » (Ga IV, 4) et que l'Église doit constamment donner aux hommes aux différentes époques de l'histoire. Mais cet enfant est aussi comme la figure de tout homme, de tout enfant, spécialement de toute créature faible et menacée, parce que — ainsi que nous le rappelle le Concile —, « par son Incarnation, le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni lui-même à tout homme » (140). C'est dans la « chair » de tout homme que le Christ continue à se révéler et à entrer en communion avec nous, à tel point que le rejet de la vie de l'homme, sous ses diverses formes, est réellement le rejet du Christ. Telle est la vérité saisissante et en même temps exigeante que le Christ nous dévoile et que son Église redit inlassablement : « Quiconque accueille un petit enfant tel que lui à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille » (Mt XVIII, 5) ; « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt XXV, 40). » (Encyclique Evangelium vitae, 25 mars 1995, n. 104)

 

Méditation 

La compassion se fait ici prière et prière instante. Il ne s’agit pas seulement de constater les atteintes à la vie et de gémir, il ne suffit pas de dire aux hommes tentés de blesser la vie « tu ne dois pas… », il ne suffit pas même d’œuvrer concrètement pour le respect de toute vie, il faut rassembler tout cela dans une immense et brûlante intercession autour de Marie, Mère du Rédempteur, lumière éternelle des hommes !

 

Prière à Marie, protectrice de toute vie

« Ô Marie,
aurore du monde nouveau, Mère des vivants,
nous te confions la cause de la vie :
regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l'on empêche de naître,
des pauvres pour qui la vie est rendue difficile,
des hommes et des femmes victimes d'une violence inhumaine,
des vieillards et des malades tués par l'indifférence ou par une pitié fallacieuse.
Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps
avec fermeté et avec amour l'Évangile de la vie.
Obtiens-leur la grâce de l'accueillir comme un don toujours nouveau,
la joie de le célébrer avec reconnaissance dans toute leur existence
et le courage d'en témoigner avec une ténacité active,
afin de construire, avec tous les hommes de bonne volonté,
la civilisation de la vérité et de l'amour,
à la louange et à la gloire de Dieu Créateur qui aime la vie. »
(Saint Jean-Paul II, Encyclique Evangelium vitae, 25 mars 1995, n. 105)

 

Rester informé

Recevoir la newsletter de l'association

Recevoir le magazine Ave Maria