Troisième jour de la neuvaine à saint Jean-Paul II
15 octobre 2020

Jour 3 : Marie, modèle de l'obéissance filiale

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

 

Paroles de saint Jean-Paul II

« Marie est un signe lumineux et un exemple attirant de vie morale. « Sa vie seule est un enseignement pour tous », écrit saint Ambroise. Marie vit et met en œuvre sa liberté en se donnant elle-même à Dieu et en accueillant en elle le don de Dieu. Elle garde en son sein virginal le Fils de Dieu fait homme jusqu'au moment de sa naissance, elle l'élève, elle le fait grandir et elle l'accompagne dans ce geste suprême de liberté qu'est le sacrifice total de sa vie. Par le don d'elle-même, Marie entre pleinement dans le dessein de Dieu qui se donne au monde. En accueillant et en méditant dans son cœur des événements qu'elle ne comprend pas toujours (cf. Lc II, 19), elle devient le modèle de tous ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent (cf. Lc XI, 28). C'est à nous aussi qu'elle adresse l'ordre donné aux serviteurs, à Cana de Galilée, durant le repas de noces : « Faites tout ce qu'il vous dira » (Jn II, 5).

Marie partage notre condition humaine, mais dans une transparence totale à la grâce de Dieu. N'ayant pas connu le péché, elle est en mesure de compatir à toute faiblesse. Elle comprend l'homme pécheur et elle l'aime d'un amour maternel. Voilà pourquoi elle est du côté de la vérité et partage le fardeau de l'Église dans son rappel des exigences morales à tous et en tout temps. Pour la même raison, elle n'accepte pas que l'homme pécheur soit trompé par quiconque prétendrait l'aimer en justifiant son péché, car elle sait qu'ainsi le sacrifice du Christ, son Fils, serait rendu inutile. Aucun acquittement, fût-il prononcé par des doctrines philosophiques ou théologiques complaisantes, ne peut rendre l'homme véritablement heureux : seules la Croix et la gloire du Christ ressuscité peuvent pacifier sa conscience et sauver sa vie. » (Encyclique Veritatis Splendor, 6 août 1993, n. 120)

 

Méditation 

Le fiat de Marie manifeste toute la place qu’occupe la liberté dans nos relations avec Dieu. Dieu n’agit pas, en ce moment suprême où il nous envoie son Fils, sans demander le consentement de sa créature ! Pourtant Marie n’a pas choisi ce qui lui a été demandé, elle n’en avait même aucune idée, elle accueille la proposition (« tu enfanteras un fils… ») en faisant confiance à la sagesse et à la bonté de Dieu. 

Comment aider les chrétiens à comprendre que la liberté n’est pas de « faire ce qu’on veut », mais de répondre à un dessein d’amour sur eux ?

 

Prière à Marie, Mère de Miséricorde

« Ô Marie,
Mère de Miséricorde,
veille sur nous,
afin que la Croix du Christ ne soit pas rendue vaine,
que l'homme ne s'égare pas hors du sentier du bien,
qu'il ne perde pas la conscience du péché,
qu'il grandisse dans l'espérance en Dieu,
« riche en miséricorde » (Ep II, 4),
qu'il accomplisse librement les œuvres bonnes
préparées d'avance par Dieu (cf. Ep II, 10)
et qu'il soit ainsi, par toute sa vie,
« à la louange de sa gloire » (Ep I, 12). »
(Jean-Paul II, Encyclique Veritatis Splendor, 6 août 1993, n. 120)

 

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