Du retour d'Exil (538 av. J.C.) à l'avènement du Messie

Le retour d'Exil, vue d'ensemble

L’exil à Babylone s’achève par un retour d’exil en l’an 538. Durant cette période, on reconstruit le temple de Jérusalem et la foi d’Israël est très vite confrontée aux sagesses grecques.

En 331 Alexandre-le-Grand, grec, met fin à l’empire perse. La Judée est soumise à la domination grecque, forte elle aussi de ses sages et de ses philosophes, et devient une province de la dynastie séleucide régnant sur la Perse depuis la Méditerranée.

En 167-164 a lieu une grande persécution contre les Juifs. Les Grecs instaurent dans le temple de Jérusalem des sacrifices à Zeus Olympien. Mattathias puis Judas Macchabée mènent une résistance et obtiennent la victoire : le temple est purifié, les Juifs retrouvent la liberté religieuse et une autonomie politique précaire mais reconnue.

Continue de se poser la question de l’interprétation du drame de l’exil. L’Esprit Saint inspire aussi les chemins d’une difficile unité car les expressions de la foi du peuple, les accents, les chemins spirituels sont différents.

L’Ancien Testament garde toutes les expressions diverses de sa foi, et les prêtres prêchent quelle doit être l’unique conduite du peuple.

La foi en la résurrection après la mort s’exprime de manière décisive en 2 Macc 7.

Les livres bibliques importants de cette période sont les livres d’Esdras, Néhémie, le livre du Lévitique, puis les livres des Macchabées, les livres de la Sagesse, des Proverbes et du Siracide. L’étude des textes écrits peut être complétée par une compréhension de la tradition orale explicative qui les porte par une étude du texte populaire en araméen conservé dans les targums(1), et ultérieurement dans le monde rabbinique par le talmud.

La Vierge Marie a été nourrie de la foi de cette période, et par exemple du témoignage de la mère des Maccabées soutenant ses fils martyrs, témoignage qu’elle a donné à son tour.

La tradition de l’Eglise reprendra progressivement le thème de la Sagesse biblique pour parler de Marie.


(1) Traduction en araméen seule comprise par tous, du texte hébreu sensible seulement aux plus cultivés.

Françoise Breynaert