L'Exil à Babylone (586-538 av. J.C.)

L'Exil : vue d'ensemble

Après le prophète Elie, vers 850 av J-C, l’histoire d’Israël change d’échelle et se trouve aux prises avec de très grands empires et des guerres d’une toute autre nature que les combats avec les tribus voisines de Canaan.

La foi devient plus intérieure et sort d’une logique trop étroite associant automatiquement la victoire à la justice.

Le mot Exil évoque deux évènements :

- la destruction de Samarie (721 av J-C).
- la destruction de Jérusalem (587 av J-C) et la déportation des habitants. La foi d’Israël est alors confrontée à la mythologie babylonienne et au proto-mazdéisme perse.

Spirituellement, cette période est marquée par une crise et une croissance spirituelle. Une crise car Dieu semble d’abord se taire, ou être vaincu par les autres dieux.

Une croissance spirituelle car les chemins de la foi s’approfondissent, dans l’humilité, dans l’amour, dans la mémoire, dans l’espérance…

Les livres importants de cette période sont les livres des prophètes, mais aussi certains passages du livre de la Genèse (Gn 1 par exemple).

Les images importantes de cette période sont :

- Le feu qui purifie (Is 6).

- Les noces de Dieu et de son peuple : Israël est comme une épouse. (Osée, Isa?e, Ezéquiel…).

- L’agneau : Israël semblait devoir mourir, mais il vit, c’est un agneau qui est offert à sa place.

- La colombe, comme symbole des exilés (Os 11,11).

La Vierge Marie elle-même a hérité de la foi forte d’Israël exilé : par exemple, lorsqu’il est dit qu’"elle gardait toute chose en son cœur", c’est une attitude de mémorial typique de l’exil.

Pour parler le la Vierge Marie, l’Eglise reprendra des textes de cette période de l’exil surtout le thème de la Fille de Sion, le reste saint d’Israël purifié par l’exil ; le thème de Marie comme épouse de Dieu demeurée vierge s’en inspire.


Introduction par Françoise Breynaert