L’Incarnation selon saint Thomas d'Aquin (1224-1274)

L’Incarnation (St Thomas d’Aquin)

L'Incarnation : descente du Verbe de Dieu

« Dans le mystère de l'Incarnation on n'envisage pas une montée, comme si une réalité préexistante se haussait jusqu'à la dignité de l'union, selon la position de l'hérétique Photin. On doit plutôt considérer l'Incarnation comme une descente, en tant que le Verbe de Dieu a assumé l'imperfection de notre nature, selon sa parole en S. Jean : "Je suis descendu du ciel" (Jn 6,38 et 6,51). »

(St Thomas d'Aquin, Somme théologique III, q 33, a 3, ad 3.)

Saint Thomas d'Aquin voit l'Incarnation comme une descente du Verbe de Dieu, ce qui ressemble beaucoup au parallèle que l'évangéliste saint Luc fait entre l'Incarnation et la descente de la Shekinah sur la Tente de la rencontre, dans la nuée (Lc 1, 35).

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Bien qu'elle soit naturelle à certains égards, la conception du Christ est miraculeuse et surnaturelle

« Selon S. Ambroise, "tu rencontreras dans ce mystère beaucoup de choses conformes à la nature, et beaucoup supérieures à la nature".

En effet, si nous considérons la conception du côté de la matière fournie par la mère, tout est naturel.

Mais si nous la considérons du côté de son principe actif, tout est miraculeux.

Or, le jugement que l'on porte sur un être quelconque doit tenir compte de sa forme plus que de sa matière, et de l'agent plus que du patient. Il s'ensuit que la conception du Christ doit être dite absolument miraculeuse et surnaturelle, bien qu'elle soit naturelle à certains égards.»

(St Thomas d'Aquin, Somme Théologique, III Qu.33 a.4)

Ensuite, saint Thomas d'Aquin définit ce qui est naturel (la "matière apportée par la mère") et ce qui est surnaturel et miraculeux. C'est une transcription de la théologie des premiers conciles sur Jésus vrai Dieu et vrai homme. Lire plus sur les premiers conciles, cliquez...


St Thomas d'Aquin,

Synthèse F. Breynaert

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