Le mariage à Cana selon les Pères de l'Église (Jn 2, 1-2)

Jn 2, 1-2 - Il y avait un mariage : le commentaire des Pères de l'Eglise

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.

Selon saint Jean Chrysostome :

"Le Sauveur est invité à ces noces, non pas comme un personnage considérable, mais simplement comme une connaissance ordinaire.

C'est ce que semble indiquer l'Evangéliste en ajoutant : « Et la mère de Jésus y était, » c'est-à-dire qu'ils invitèrent le fils, parce qu'ils avaient invité la mère : « Et Jésus fut aussi convié aux noces avec ses disciples. »

En se rendant à cette invitation, il ne considère pas les intérêts de sa dignité, mais le bien qui peut en résulter pour nous ; il n'a pas dédaigné de prendre la forme d'esclave, il ne dédaigne pas davantage de se rendre aux noces de ses serviteurs.

Selon saint Bède :

"La démarche pleine de condescendance de Jésus, en assistant à ces noces, confirme la foi des chrétiens, et démontre combien est condamnable l'erreur de Tatien et de Marcion, qui déclarent le mariage illicite.

Si le lit nuptial, orné de la pureté requise, et le mariage, contracté avec la chasteté voulue, étaient illicites, le Seigneur n'eût jamais voulu assister à ces noces.

La chasteté est bonne, la continence des veuves est meilleure, la perfection virginale est bien supérieure ; Notre-Seigneur donc pour approuver le choix de ces divers états de vie, et discerner cependant le mérite de chacun, a daigné naître du sein immaculé de la Vierge Marie ; aussitôt sa naissance, il a voulu recevoir les bénédictions de la prophétesse Anne qui était veuve, et, dans sa jeunesse, il honore de la présence de sa haute vertu les noces auxquelles il est invité."

Selon saint Augustin :

"Qu'y a-t-il d'étonnant que le Fils de Dieu se soit rendu à ces noces, lui qui est venu dans le monde pour célébrer des noces toutes divines ?

Il a, en effet, une épouse qu'il a rachetée de son sang, à laquelle il a donné l'Esprit Saint pour gage, et qu'il s'est unie dans le sein de la Vierge Marie. Le Verbe est lui-même époux, et la nature humaine est son épouse, et l'un et l'autre forment un seul Fils de Dieu, comme un seul Fils de l'homme.

Le sein de la Vierge Marie a été le lit nuptial, d'où il s'avance comme un époux qui sort de sa chambre nuptiale."

(Extraits de "La chaîne d'or". Explication suivie des quatre composée des interprètes grecs et latins et surtout des ss. Pères, traduction par l'abbé J.-M. Peronne, 1868)

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