L'eau changée en vin selon les Pères de l'Église

L'eau changée en vin selon les Pères de l'Église

 

 

Selon saint Jean Chrysostome :

 

 

"Mais pourquoi Jésus ne fit-il pas ce miracle avant que les urnes fussent remplies d'eau ?

 

 

 

 

 

Le miracle eût été bien plus éclatant, s'il eût fait sortir une nouvelle substance du néant, au lieu de donner simplement de nouvelles propriétés à une substance déjà existante.

 

 

 

 

 

Oui, en effet, ce miracle est d'un ordre supérieur, mais pour plusieurs il eût paru beaucoup moins digne de foi. Aussi voyons-nous souvent Notre-Seigneur affaiblir, pour ainsi dire, la grandeur de ses miracles, pour les rendre plus croyables.

 

 

 

 

 

Ce n'est point Jésus lui-même qui puise dans les vases pour montrer que l'eau est changée en vin, c'est aux serviteurs qu'il donne l'ordre de puiser pour les rendre eux-mêmes témoins du miracle : « Et Jésus leur dit : Puisez maintenant et portez-en au maître d'hôtel. »

 

 

 

 

 

Les serviteurs furent témoins du changement de l'eau en vin, et le maître du festin aussi bien que l'époux, jugèrent eux-mêmes de l'excellence de ce vin. Il est probable que l'époux exprima sa reconnaissance en quelques paroles, mais l'Evangéliste n'en dit rien, il se contente de rapporter ce qui est nécessaire, c'est-à-dire, que Jésus a changé l'eau en vin, et il ajoute aussitôt : « Ainsi Jésus fit à Cana, en Galilée, le premier de ses miracles. »

 

 

 

 

 

Prétendrait-on qu'il n'y a point de preuve suffisante que ce soit là le premier des miracles de Jésus, parce que l'Evangéliste ajoute : « A Cana, en Galilée, » ce qui permet de supposer qu'il en avait déjà fait ailleurs ?

 

 

 

 

 

Nous répondrons en citant de nouveau les paroles de Jean-Baptiste : « C'est pour qu'il fût manifesté en Israël, que je suis venu baptiser dans l'eau. »

 

 

 

 

 

Si le Sauveur avait fait des miracles dans sa première enfance, les Israélites n'auraient pas eu besoin qu'on vînt le leur révéler."

 

 

 

(Extraits de "La chaîne d'or". Explication suivie des quatre composée des interprètes grecs et latins et surtout des ss. Pères, traduction par l'abbé J.-M. Peronne, 1868)

 

 

 

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