Synthèse des annonces de Marie dans l'Ancien Testament

Synthèse des annonces de Marie dans l'A.T.

La découvertes des femmes de l'Ancien Testament et des prophéties qui les accompagnent nous montre combien Marie n'est pas une figure isolée, une météore tombée du ciel... La Vierge Marie a été "préparée", et, à postériori, la révélation de l'Evangile permet de voir dans l'Ancien Testament la figure de Marie.

"Les livres de l'Ancien Testament décrivent l'histoire du salut et la lente préparation de la venue du Christ au monde. Ces documents primitifs, tels qu'ils sont lus dans l'Église et compris à la lumière de la révélation postérieure et complète, font apparaître progressivement dans une plus parfaite clarté la figure de la femme, Mère du Rédempteur."

(Vatican II, Lumen gentium, n. 55)

Une préparation typiquement féminine :

Le Nouveau Testament suggère que l'Ancien Testament a préparé la Vierge Marie par toute une série de femmes

- Des femmes qui font un choix très clair en faveur de la vie, et de l'espérance, comme Yokebed...

- Des femmes stériles qui reçoivent leur fécondité de Dieu. Des femmes bénies par Dieu et qui deviennent bénédiction pour le peuple. Par exemple, Anne.

- Des femmes qui savent compatir à l'heure du déchaînement des vengeances sanglantes, comme Riçpa.

- Des femmes qui restent debout à l'heure de l'obscurité comme Miriam, ou du martyr comme la mère des Maccabées.

- Des femmes « pauvres en esprit » au sens qu'elles se sont abandonnées à Dieu, et avec elles, tout un peuple d' « anawim », un petit reste qui vit la fidélité à l'Alliance et s'en remet aux promesses de Dieu.

- Des femmes belles, pures et courageuses, capables de sauver leur peuple à l'heure de la détresse, par la puissance de leur prière et parleur action sage, inspirée par le Seigneur. Par exemple Déborah, Judith.

Une préparation et une attente collective, tout un peuple se purifie et chemine dans l'Alliance :

Celle qui est bénie plus que toutes les femmes a été précédée par Yaëlle, bénie entre toutes les femmes (Jg 5, 24).

Celle qui est la mère virginale du Messie (Mt 1, 23, Is 7, 14) a été précédée par des femmes dont la maternité a été tout à fait inattendue, et qui se trouvent de façon inespérée dans l'arbre généalogique du Messie : Tamar, Rahab, Ruth et Betsabée.

L'Alliance est une union avec Dieu, le Saint, c'est pourquoi elle sanctifie le peuple qui la pratique, jour après jour. Marie a si bien vécu cette Alliance qu'elle est reconnue comme Arche d'Alliance.

L'Alliance est l'accueil de la présence de Dieu parmi son peuple, dans son temple, dans le sein des murailles de la ville , et cette présence irradie sur tout le peuple qui rayonne alors de beauté.

Cette sainteté et cette beauté, découlant de la présence de Dieu, culminent en Marie qui est fille de Sion et tabernacle de sa présence.

Des prophéties où Marie et l'Eglise sont liées :

Certaines prophéties concernent spécifiquement Marie : une seule conçoit virginalement le roi messianique (Is 7, 14).

Mais beaucoup de prophéties concernent aussi tous les chrétiens. La femme dont la descendance écrase le serpent (Gn 3, 15) est une figure accomplie dans la femme du récit d'Apocalypse 12 qui décrit aussi bien l'Eglise que Marie. Tous sont appelés à devenir comme le sage qui répand la lumière et irrigue d'un fleuve de vie les quatre points cardinaux. Ceci indique que l'Eglise est modelée sur Marie.

L'importance pour l'Eglise de garder la mémoire vivante des prophéties :

La connaissance des prophéties donne un vrai visage à l'Eglise et à Marie, d'une part elle les enracine dans une longue histoire, et d'autre part elle rappelle l'importance de vivre dans l'ouverture du cœur et dans l'humble espérance : si Marie est immaculée, l'Eglise a encore à le devenir. Si Marie est Vierge d'Israël, la fille de Sion irradiant de la présence du Dieu vivant en son sein, l'Eglise a encore à le devenir.

Au sujet des diverses allégories que nous avons rencontrées,

En 1904, le pape Pie X s'exprimait ainsi :

"Marie occupe la pensée de Noé dans les flancs de l'arche libératrice ; d'Abraham, empêché d'immoler son fils ; de Jacob, contemplant l'échelle où montent et d'où descendent les anges ; de Moïse, en admiration devant le buisson qui brûle sans se consumer ; de David, chantant et sautant en conduisant l'arche divine ; d'Elie, apercevant la petite nuée qui monte de la mer."

(Pie X, Ad diem illum laetissimum)

Le concile Vatican II préfère s'inscrire résolument dans un développement historique, progressif : il parle d'une lente préparation, et rappelle qu'il faut la lumière de l'Evangile pour voir dans ces typologies la figure de Marie.

"Les livres de l'Ancien Testament décrivent l'histoire du salut et la lente préparation de la venue du Christ au monde. Ces documents primitifs, tels qu'ils sont lus dans l'Église et compris à la lumière de la révélation postérieure et complète, font apparaître progressivement dans une plus parfaite clarté la figure de la femme, Mère du Rédempteur."

(Vatican II, Lumen gentium, n. 55)

Comme nous le voyons aussi, le concile a lié ce qui concerne Marie avec ce qui concerne le Christ. C'est pourquoi, le site www.Mariedenazareth.com explique aussi certaines grandes prophéties dans la partie suivante.


Synthèse par F. Breynaert