Bartolo di Fredi : Présentation de Jésus, XIV° Sienne

B. di Fredi, Présentation de Jésus au temple, XIV° Sienne.

Bartolo di Fredi ou Manfredi De Battilori (Sienne, 1330 - Massa, 26 janvier 1410) est un peintre de la ville de Sienne, dans le style gothique du Trecento.

La Présentation de Jésus au temple, musée du Louvre. Voir l'œuvre : cliquez. http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/20/Presentation_in_the_Temple._Bartolo_di_Fredi..jpg

Le tableau représente l'épisode de l'Evangile de la Présentation au temple Lc 2, 21-35.

Le haut du tableau représente Lc 2, 21. Un lévite, ou un grand prêtre, consigne le nom de l'enfant, indiqué par Joseph. En effet, dans la tradition juive, la maman connaît le nom de l'enfant lorsqu'il naît (c'est pourquoi lors de l'Annonciation l'ange Gabriel indique à la Vierge Marie le nom de Jésus), mais ensuite, c'est le père, ici, saint Joseph, qui donne officiellement le nom, le 8° jour, au moment de la circoncision. Le nom de Jésus signifie « Le Sauveur ».

Le bas du tableau représente Lc 2, 22-35.

Les étoiles sur le manteau de Marie sont un héritage de la peinture byzantine et symbolisent sa virginité perpétuelle.

Marie a accepté de prêter Jésus à Siméon et cette séparation momentanée leur coûte beaucoup à tous les deux. Marie ne quitte pas des yeux son Enfant et lui caresse les mains*.

Cette séparation n'est que le prélude à la douloureuse séparation annoncée par Siméon à la mère de Jésus :

« "Vois! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction, -- et toi-même, une épée te transpercera l'âme! -- afin que se révèlent les pensées intimes de bien des coeurs." » (Luc 2, 34-35)

Le vieillard Siméon serre Jésus contre lui. Son visage est grave. Il est profondément ému de voir enfin le Messie qu'il a si longtemps attendu et prononce le Nunc dimittis que l'on chante toujours à la prière des complies. « Maintenant, ô maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s'en aller en paix, car mes yeux ont vu ton salut » *.

Siméon, en signe très ancien de respect, ne touche pas Jésus avec les mains nues, mais avec un voile qui vient du châle de prière des Juifs, et qui a donné dans la liturgie catholique le voile huméral avec lequel le prêtre transporte le Christ eucharistique dans le ciboire ou l'ostensoir*.


*Source : Marie-Gabrielle Leblanc, Famille chrétienne N0 1150 du 27 janvier 2000, p. 19.

Synthèse F. Breynaert

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