A travers Marie, nous participerons à la vie même de Dieu

G. Palamas, Marie et notre déification

Nous participerons à la vie même de Dieu !

G. Palamas insiste sur la réalité de la divinisation : c’est la grâce divine qui devient réellement nôtre, sans cesser d’être des créatures nous aurons la nature divine et deviendrons réellement consubstantiels à Dieu.

C’est ce qui est advenu dans le Christ dont l’humanité créée a participé à la vie divine incréée.

C’est ce qui adviendra aux fidèles lorsqu’ils deviendront corps du Christ.

L'Eglise est « communion de la déification »

G.Palamas définit l’Eglise comme « communion de la déification », le baptême et l’Eucharistie forment le Corps du Christ et contribuent à la déification du fidèle qui collabore à la grâce.

Ainsi les saints non seulement participent de Dieu mais aussi, ils le communiquent aux autres. Venons en maintenant à Marie, nous pouvons maintenant comprendre sa grandeur et son rôle dans la gloire.

Dormition et Assomption de Marie

Le corps de Marie, qui non seulement a accueilli en soi le Fils de Dieu éternel mais qui aussi l’a engendré, comment ne serait-il pas élevé au ciel ?

Celle de laquelle est sorti le soleil apparaît comme un ciel.

Et c'est à son sujet que Jacob le patriarche s’écrie : ce lieu est terrible, c’est vraiment la demeure de Dieu et la porte du ciel ! (Gn 28, 16-17) [1]

Marie est divinisée

Marie est divinisée car à l’Annonciation, Dieu se manifeste à Marie non par la médiation du feu ou du vent, comme pour Moïse et Elie, mais « sans voile », et la nature divine « imprima en elle sa forme et sa figure » [2]

Dans l'Eglise, "communion de déification", Marie nous transmet la vie divine

A cause de cela, il y a d’autant plus de communication entre elle et nous, elle nous divinise, elle nous transmet la vie divine : « Elle se tient entre Dieu et l’humanité, elle rendit Dieu fils de l’homme et elle rendit les hommes fils de Dieu, elle fit de la terre un ciel et rendit divine notre race ». Elle est très haute, reine de toute la création visible et invisible [3].

Comme dans une cascade de lumière ou une chaîne de grâce, elle est « l’administratrice » des richesses de Dieu parce que : « Par elle seule le Christ séjourna parmi nous et fut visible sur la terre et vécu au milieu des hommes [...] ainsi et sans cesse, sans elle aucun progrès dans la lumière divine, aucun dévoilement des mystères divins, aucune vision des dons spirituels ne pourront être donnés. » [4]

Pour G. Palamas, c’est une loi éternelle dans les cieux que les inférieurs, à travers les plus grands, deviennent participants de celui qui siège dans les cieux, et comme la Vierge est incomparablement plus grande que tous, c’est à travers elle que nous participerons à la vie de Dieu. [5]


Notes :

[1] Hom 37, 4-6 trad. Françoise Breynaert

[2] Hom 37,2 trad. Françoise Breynaert

[3] Hom 37,3 trad. Françoise Breynaert

[4] Hom 37,8 trad. Françoise Breynaert

[5] Hom 37,8 trad. Françoise Breynaert


Bibliographie :

Y. SPITERIS, Palamas : La grazia e l’esperienza, Lipa, Roma, 1996

J. MEYENDORFF, Introduction à l’étude de Grégoire Palamas, Paris, Seuil, 1959

J. MEYENDORFF, The triads, Gregory Palamas, New York, Paulist Press, 1983

J. MEYENDORFF, Défense des saints hézychastes, Grégoire Palamas, Louvain, 1959 J. CLER, Grégoire Palamas, douze homélies pour les fêtes, ŒIL / YMCA-PRESS Paris, 1987 [Lien perdu]


Synthèse F. Breynaert

Chapitre : Mère de miséricorde, avocate et médiatrice (2° millénaire)