Marie Mère de l’Eglise et des jeunes (Thérèse Cornille)

Marie Mère de l’Eglise et des jeunes (Thérèse Cornille)

Thérèse Cornille (13 mai 1917 - 4 décembre 1989) est la fondatrice des foyers Claire Amitié (pour jeunes ouvrières en difficulté), et des foyers maternels Claire Amitié (pour jeunes mamans célibataires).

Les jeunes ont le droit de savoir qu'elles ont une Mère attentive qui les aime chacune personnellement

Thérèse Cornille marche avec Marie : elle la prie, récite souvent le chapelet, chaque jour, le jour et parfois la nuit lorsque le sommeil ne vient pas. Elle célèbre les fêtes mariales. Mais surtout, elle sait qu'elle est là, présente, aimante.

« Je suis aimée personnellement par ma Mère !

La grande joie que nous a donnée le concile Vatican II est de nous affirmer que le Marie, étant la Mère de Jésus, la Mère des hommes, était la Mère de l'Eglise universelle » (8-18 décembre 1973).

Elle veut que les jeunes, en particulier celles qui ont manqué d'affection et de tendresse, aient le droit de savoir qu'elles ont une Mère attentive qui les aime chacune personnellement[1].

Les fêtes sont une occasion importante

Les jeunes peuvent comprendre que Marie est leur Mère si, le jour où nous fêtons le 8 décembre - fête de l'Immaculée conception - anniversaire de l'ouverture de leur foyer, nous savons faire une très belle fête (8-18 décembre 1973).[2]

Une jeune d'un Foyer résume ainsi la situation : « Les fêtes qu'on passe ensemble me changent. [...] Dans ce climat, je m'exprime, je sors de ma timidité. Même si on m'a blessé aujourd'hui, je me sens capable de reparler à la personne et donc de pardonner pour ne pas rester dans mon coin à souffrir. »[3]

Participer à la maternité spirituelle de Marie

« Plus nous fréquenterons Dieu Amour et Marie toute tendresse maternelle, plus nous rayonnerons ce bonheur autour de nous, dans notre équipe, dans notre foyer, dans toutes nos relations. Et les jeunes seront attirés comme par un magnifique feu qui brûle, qui éclaire, qui réchauffe. » (Annonciation 1974).

Un jour, pendant la messe, - j'étais encore à la maison de Wasquehal - la Vierge m'a dit : « Je te donne la grâce de la maternité spirituelle » (à C., 14 mai 1972).

« La très grande joie encore de constater la montée humaine et spirituelle de tant de jeunes qui deviennent davantage « femmes », dans la vie ordinaire de chaque jour, dans tous nos foyers, malgré la lourdeur de leurs difficultés personnelles, familiales et sociales ; cette vie fraternelle de nos foyers où elles trouvent le bonheur malgré des exigences qui leur semblent parfois difficiles à vivre. La délicatesse maternelle des animatrices les aide tellement à faire les dépassements nécessaires ! Quelle souffrance de ne pas pouvoir suffisamment les suivre après leur départ des foyers ! (1er janvier 1977).[4]


[1] Extraits de : Lucienne Sallé, Prier 15 jours avec Thérèse Cornille, fondatrice des foyers claire amitié, édition Nouvelle Cité, 2005. p. 55-56.

[2] Ibid., p. 47

[3] Ibid., p. 49

[4] Ibid., p. 89-90

N.B. Site officiel de l'Association : http://claireamitie.org/


Synthèse F. Breynaert