Lc 1, 35 : Sainte par la grâce de l'Esprit Saint (St Augustin † 430)

Sainte par la grâce de l'Esprit Saint (St Augustin † 430)

Saint Augustin, comme son maître saint Ambroise, n'a pas le moindre doute sur la sainteté de Marie. Sa doctrine servit de base à la plus grande partie des théologiens occidentaux qui ont suivi.

Mais les circonstances difficiles où Augustin écrivit (contre les hérésies) firent que quelques textes, parmi les plus discutés en mariologie, furent interprétés avec des divergences considérables. Nous devons distinguer deux problèmes différents:

- son idée sur la sainteté de Marie,

- son attitude envers la doctrine de l'immaculée Conception.

a) Concernant la sainteté de Marie, saint Augustin n'a aucun doute.

Les disciples typo3/alt_doc.php?returnUrl=/typo3/sysext/cms/layout/db_layout.php?id=13381&edit[tt_content_old][35846]=editde Pélage considéraient aussi que Marie était . Ils soutenaient la vie ascétique et consacrée, et ils considéraient Marie comme leur modèle.

Selon saint Augustin, leur doctrine était fausse, non pas parce qu'elle niait la sainteté de Marie, mais parce que Pélage se basait sur les propres forces de Marie. Saint Augustin défend au contraire la sainteté personnelle de Marie comme un privilège, et donc, comme une grâce.

Autrement dit,

ce qu'Augustin attaquait était le fait que Pélage utilisât la sainteté de Marie comme appui pour une doctrine incorrecte sur la grâce du Christ. Et sur ce point Augustin ne cèdera pas : il n'existe pas de grâce qui ne vienne pas du Christ.

Ce qu'Augustin veut défendre à tout prix, c'est que Marie est en tant qu'elle a été rachetée, et que sa sainteté extraordinaire n'est pas un motif pour l'affirmer comme une exception vis à vis de l'universalité de la rédemption dans le Christ.

Saint Augustin explique que Marie a été , oui, parce qu'elle a été remplie de l'Esprit Saint, en vertu de sa vocation à la maternité divine, et par grâce :

« Le même Fils premier-né de Dieu, Jésus Christ, unique Seigneur, est né de l'Esprit Saint et de Marie Vierge.

L'Esprit Saint est aussi Dieu, pas moins que le Père et le Fils.

Donc, que signifie l'intervention de l'Esprit Saint dans la naissance de Jésus Christ sinon la grâce?

Car la vierge ayant demandé à l'ange comment cela arrivera ce qu'il lui avait été annoncé étant donné qu'elle ne connaissait pas d'homme, l'ange lui répondit: "L'Esprit Saint descendra sur toi" (Lc 1,35) »

(St Augustin, Enchiridion sive de fide, spes et charitate, 37,11; PL 40,251)

b) L'opinion de saint Augustin sur l'immaculée Conception, s'il en a eu une, et s'il ne s'agit pas d'un problème postérieur, est très discutée. Quelques théologiens affirment vaillamment le fait que dans les textes antipélagiens Augustin ait enseigné cette doctrine; d'autres considèrent que cette opinion est anachronique.


A. Gila

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Santa per la grazia dello Spirito Santo (Sant'Agostino)

Sant'Agostino, come il suo maestro Ambrogio, non ha il minimo dubbio sulla santità di Maria. La sua dottrina servì come base per la maggior parte dei teologi occidentali posteriori. Ma le circostanze difficili nelle quali scrisse, contro le eresie, fecero sì che alcuni testi (tra i più discussi nella mariologia) fossero interpretati con notevoli divergenze. Dobbiamo distinguere due differenti problemi:

- la sua idea sulla santità di Maria

- e il suo atteggiamento verso l'Immacolata Concezione.

a) Sulla santità di Maria non ha alcun dubbio.

Anche i seguaci di Pelagio consideravano Maria santa. Anche loro sostenevano la vita ascetica e consacrata, e consideravano Maria il loro modello. Ma, secondo Agostino, la loro dottrina era sbagliata non perché negasse tale santità di Maria, ma perché Pelagio la affermava basandosi sulle forze proprie di Maria. Agostino, invece, difende questa santità personale come un privilegio e, pertanto, come grazia.

Quindi, quello che Agostino attaccare era il fatto che Pelagio usasse la santità di Maria come appoggio per una dottrina sbagliata sulla grazia di Cristo. E su questo punto Agostino non cede in nessun modo: non esiste grazia che non sia cristologica. Ciò che Agostino vuole ad ogni costo difendere è che Maria, essendo santa, lo è in quanto redenta, e che la sua straordinaria santità non è un motivo per affermarla come una eccezione rispetto all'universalità della redenzione in Cristo. Maria è stata santa, sì, perché ripiena dallo Spirito Santo; questo in virtù della sua chiamata alla maternità divina, in virtù della grazia:

«Lo stesso unigenito Figlio di Dio, Gesù Cristo, unico Signore, è nato dallo Spirito Santo e da Maria Vergine. Lo Spirito Santo è anche Dio, non meno del Padre e del Figlio. Quindi, cos'altro significa l'intervento dello Spirito Santo nella nascita di Gesù Cristo se non la grazia? Poiché avendo la Vergine chiesto all'angelo in che modo sarebbe accaduto ciò che le aveva annunciato, dato che lei non conosceva uomo, l'angelo le rispose: "Lo Spirito Santo scenderà su di te" (Lc 1,35).»

(Enchiridion, sive de fide, spe et caritate, 37,11 ; PL 40,251)

b) La sua opinione sull'Immacolata Concezione (se la ebbe e non si tratta di un problema posteriore), è molto discussa.

Alcuni teologi asseriscono strenuamente il fatto che nei testi antipelagiani Agostino abbia insegnato questa dottrina; altri invece considerano anacronistica una simile opinione.


A. Gila