York

York

Au Nord de l'Angleterre, York est la ville d'Alcuin (cliquez), célèbre pour avoir répandu dans toute l'Europe l'usage de la mémoire de Marie (cliquez) et des messes mariales le samedi (cliquez).

La cathédrale de York (ou York Minster) est le plus grand édifice gothique d'Europe du Nord.

Le premier bâtiment à prendre place sur le lieu de la cathédrale était une chapelle en bois bâtie pour le baptême d'un roi anglo-saxon, Edwin de Northumbrie, la journée de Pâques de l'an 627.

En 1215, Walter Gray devint archevêque et contribua beaucoup à donner à l'architecture de la cathédrale d'aujourd'hui son style gothique. Il fit construire les transepts sud et nord, la chapelle de la Vierge et le chœur.

Lors de la réforme anglaise, Élisabeth I° (1533 - 1603) fit détruire toutes les traces de l'Église catholique romaine, ce qui eut pour résultat la destruction de beaucoup de trésors, vestiges, vitraux et autels de la cathédrale. Mais aucun dommage ne fut fait à la cathédrale elle-même.

Depuis 2007, d'importants travaux de rénovations prennent place dans la cathédrale.

L’historien T. KOEHLER nous signale avec beaucoup de profondeur spirituelle le rapport entre l’aventure des cathédrales et Marie :

« Les cathédrales sont la manifestation d'un programme d'éducation religieuse qui guidait l'Église dans son pèlerinage terrestre, à travers les annonces catéchétiques sur les portails, l'histoire du salut peinte sur les vitraux, sur les chapiteaux et sur les parois des nefs; un pèlerinage qui finit à l'autel, au sanctuaire du sacrifice du Christ, dans la communion avec le Dieu de la résurrection. Ce programme portait un nom : Notre Dame, modèle de l'Église. Marie est la médiatrice, la reine, la mère; on peut dire la même chose de l'Église. » [2]

Il n’y a avait pas de chapelle dédiée à la vierge Marie, la cathédrale elle-même était la Vierge Marie.

« A partir de leurs portails majestueux, les grandes cathédrales dédiées à la Bienheureuse Vierge proposent une catéchèse mariale de nature christocentrique: les fidèles passaient d'un monde extérieur à l'intimité de l'Église, de Notre Dame Marie, pour être formés, éduqués, conduits vers l'autel, à l'eucharistie, à l'union avec Dieu. » [3]

Le centre de tout, c’est Jésus, mais dans ce lieu spirituel qu’est Marie.

http://www.u-picardie.fr/%7Epatrick/Cathedrale/visite.html


[1] fr.wikipedia.org/wiki/York , le 16/09/2010.

[2] T. KOEHLER, « Storia della mariologia », 5 volumes, centro Mariano Chaminade, Vercelli, 1971-1976, pp. 1394-1395.

[3] T. KOEHLER. Marja è il suo nome, Città Nuova, Roma, 1985, p. 91


Synthèse : Françoise Breynaert

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