Benoîte Rencurel, visionnaire du Laus (1647-1718)

Benoîte Rencurel

Benoîte Rencurel, messagère de la Vierge Marie, laïque missionnaire et vierge consacrée du tiers-ordre de Saint Dominique, est la fondatrice du Sanctuaire de Notre-Dame du Laus qui attire depuis ses origines de nombreux pèlerins.

Née en septembre 1647 à Saint-Etienne d'Avançon, qui se trouvait alors sur le territoire de l'archevêché d'Embrun, elle est contemporaine du roi Louis XIV (1638-1715).

En 1654, la petite fille de sept ans perd son père et se retrouve avec sa mère Catherine et ses deux sœurs, Marie et Madeleine, dans une situation de grande pauvreté.

En mai 1664, la Mère de Dieu commence à lui apparaître quasi quotidiennement au Vallon des Fours, près de son village où elle garde son troupeau. Ces apparitions transforment son comportement et sa vie spirituelle. Après deux mois d'absence, la Vierge se manifeste de nouveau à Pindreau à la fin septembre 1664.

Elle conduit Benoîte au hameau du Laus où Elle lui fait connaître son projet : « Elle a destiné ce lieu pour la conversion des pécheurs » ; et Elle lui annonce que « beaucoup de pécheurs et de pécheresses viendront ici se convertir », lui demandant de « prier sans cesse » pour eux.

Dès le printemps suivant arrivent les premiers pèlerins : 130 000 en 18 mois. Confessions d'une rare qualité, conversions et guérisons attirent l'attention des prêtres et de l'autorité ecclésiastique.

Benoîte commence à exercer sa mission d'accueil, de prière et de pénitence en mettant en œuvre son charisme de connaissance des cœurs.

A la suite de la guérison de Catherine Vial, paralysée des jambes pendant six ans, le vicaire général Antoine Lambert, reconnaît le « doigt de Dieu » et autorise la construction de l'église qui deviendra plus tard la basilique de Notre-Dame du Laus. Il nomme des prêtres au service du pèlerinage.

En 1669, Benoîte, au pied de la croix d'Avançon, a la vision du Christ crucifié qui la touche profondément. Elle va connaître pendant plusieurs années les «souffrances du vendredi saint».

Après une vie exemplaire, la Servante de Dieu meurt au Laus dans une maison toujours visible actuellement, le 28 décembre 1718 en odeur de sainteté.


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