Préparation au carême et carême

Préparation au carême et carême (rite byzantin)

Préparation au carême

La préparation au carême dure trois semaines, pendant laquelle la mère de Dieu nous accompagne discrètement :

Dimanche du Fils prodigue : Ode 8 :

« Virginale génitrice de Dieu, toi qui relèves les esprits abattus, relève aussi mon cœur brisé et humilié par toutes sortes de péchés.»

Guillaume Denis, Le Spoutnik : Nouveau Synecdimos,

Diaconie Apostolique, Parme 1997 ; Paris 2001, p. 356

Dimanche de la Tyrophagie (le paradis perdu) Ode 8 :

« Tabernacle lumineux de la divine incarnation, nous te chantons, ô Marie, comblée de grâce par Dieu ; toi, l’espérance des sans espoirs, sur les ténèbres de mes passions fais briller ta clarté.»

Guillaume Denis, Le Spoutnik : Nouveau Synecdimos,

Diaconie Apostolique, Parme 1997 ; Paris 2001, p. 375

Dimanche du Carnaval Ode 8 [..]

« Issu de ton sein virginal comme de la chambre nuptiale sort un époux, ainsi a brillé le Christ, lumière pour ceux qui gisaient dans les ténèbres ; et le Soleil de justice s’est levé, ô Vierge, pour illuminer l’univers.»

Guillaume Denis, Le Spoutnik : Nouveau Synecdimos,

Diaconie Apostolique, Parme 1997 ; Paris 2001, p. 367

Grand carême

Le carême est une période de jeûne, on y pratique l’abstinence de viande et de laitage. Le jeûne de la semaine de la passion est plus sévère encore.»

Dimanche de l’orthodoxie Kondakion, t8

« Le Verbe de Dieu, que l’univers ne peut contenir se laisse circonscrire en s’incarnant de toi, ô mère de Dieu, et restaure l’antique image souillée par le péché en lui ajoutant sa divine beauté. Confessant le salut en parole et en action, restaurons nous aussi notre ressemblance avec Dieu. »

Guillaume Denis, Le Spoutnik : Nouveau Synecdimos,

Diaconie Apostolique, Parme 1997 ; Paris 2001, p. 382

Dimanche de saint Grégoire Palamas Apostiche :

« O Vierge inépousée, dont Dieu prit chair ineffablement, Mère du Dieu très-haut, ô tout-immaculée, reçois notre supplication ; toi qui obtiens pour les hommes la rémission de leurs péchés, exauce-nous maintenant et intercède pour notre salut. »

Theotokion

« Toi qui es né de la Vierge et pour nous souffris la croix, qui par ta mort vainquis la mort et nous montras ta résurrection, ne dédaigne pas ceux que ta main a façonnés ; montre-nous ton amour, ô Dieu de miséricorde, exauce les prières de celle qui t’enfanta et sauve, Sauveur, le peuple qui espère en toi. »

Guillaume Denis, Le Spoutnik : Nouveau Synecdimos,

Diaconie Apostolique, Parme 1997 ; Paris 2001, p. 388

Dimanche de la Vénération de la croix, Exapostilaire

« Devant la croix sur laquelle ton fils étendit ses mains immaculées pour notre salut, ô Vierge, nous nous prosternons en ce jour : accorde-nous la paix, afin que nous puissions contempler les saintes souffrances qui nous ont sauvés et la Pâque du Seigneur, ce jour lumineux qui réjouit tout l’univers. »

Guillaume Denis, Le Spoutnik : Nouveau Synecdimos,

Diaconie Apostolique, Parme 1997 ; Paris 2001, p. 400

Dimanche de Saint Jean Climaque

Saint Jean Climaque est important dans la tradition orientale ; cependant, d’un point de vue marial, la liturgie n’offre pas de particularités.

Cinquième Samedi de carême : Samedi de l'Acathiste

Cette fête célèbre la protection de la ville de Constantinople contre les armées chiites. Pendant l'assaut, le patriarche Serge avait fait porter l'icône du Christ, la croix vivifiante et les reliques du manteau de Marie. Peu après, les armées musulmanes ont été noyées par la tempête ou la grêle, elles ont reculé devant une poignée de résistants auprès du sanctuaire de la Vierge Source de Vie (à Blacherne).

« Le peuple reconnaissant, pour rendre grâce à la Mère de Dieu, lui entonna un hymne qui dura toute la nuit, ils le chantèrent sans s'asseoir, parce qu'elle n'avait pas cessé de veiller sur eux et, avec une puissance surnaturelle, elle leur avait obtenu la victoire sur les ennemis ».

Niceforo Callisto Xantopulo, Pencostarion, Athène 1960

Dimanche de Marie l’Egyptienne

Marie l’Egyptienne s’est convertie, sa nature a été restaurée dans le sein de la Mère de Dieu, la Vierge immaculée, Jésus, a uni l’humanité à Dieu (Ode 8),

La mère de Jésus a traversé l’épreuve de la mort et de la résurrection de Jésus, tandis que Marie l’Egyptienne a traversé l’épreuve de la pénitence au désert (Ode 9) :

Ode 8 :

« Merveilleuse conversion qui te mène vers les biens supérieurs, amour divin qui exclut les plaisirs de la chair, ardente et foi pour laquelle fidèlement ô Marie nous t’exaltons dans tous les siècles. […]

Maintenant : Dans ton sein, ô Vierge immaculée, tu as restauré ma nature entièrement, sans que le Maître des siècles éternels subisse en ses deux natures un changement, puisqu’il en conserva les particularités ; et toi qui fus la cause de notre salut, nous te chantons dans tous les siècles.»

Ode 9

« Ne me pleures pas ô Mère [la mère de Jésus], bien que tu aies vu gisant dans le tombeau le corps que tu avais conçu de merveilleuse façon, car je ressusciterai et serai glorifié, et dans la gloire divine j’exalterai pour l’éternité les fidèles qui t’aiment et chantent ta gloire.

Assagie par la puissance du Christ, tu supportas d’un cœur léger, ô mère [Marie l’Egyptienne], les ardeurs et les peines du désert et dans les flots d’une componction tu effaças la souillure de tes anciennes pensées, ô gloire des ascètes et sommet de sainteté.

Gloire… maintenant… De ses rayons tout brillants, la Vierge t’environna de clarté ; elle qui seule enfanta le Christ, elle fit de toi la terreur des ennemis et pour les fidèles tu devins, ô Marie, la gloire des ascètes, un sommet de sainteté. »

Guillaume Denis, Le Spoutnik : Nouveau Synecdimos,

Diaconie Apostolique, Parme 1997 ; Paris 2001, p. 336

Samedi de Lazare

« Venez, tous les peuples, glorifions la Mère de Dieu qui sans être consumée fit naître de son sein le feu de la divinité ; par des hymnes incessantes nous la magnifions. Les foules qui voyaient marcher un mort de quatre jours furent frappées d’admiration et criaient au Rédempteur : Seigneur Dieu, nous te magnifions. […] »

Guillaume Denis, Le Spoutnik : Nouveau Synecdimos,

Diaconie Apostolique, Parme 1997 ; Paris 2001, p. 442