Reine et Souveraine d'un royaume de miséricorde

Reine et Souveraine d’un royaume de miséricorde

Parce qu'elle a conçu et engendré le Fils de Dieu dans l'Esprit Saint, Marie est au-dessus de toutes les créatures, elle est leur reine. L'Incarnation étant un événement de miséricorde, Marie est avec son Fils souveraine d'un royaume de miséricorde.

Placée à la droite de l'Agneau

Au début de la liturgie byzantine, le prêtre prépare les oblats et met la parcelle de Marie à droite de l’Agneau en disant : "La reine est à ta droite, vêtue d’une tunique d’or et toute parée"

(Joseph LEDIT, Marie dans la liturgie de Byzance, ed. Beauchesne, Paris 1976, pp. 242)

Marie est Reine

“ Tu es Reine, tu t’es épanouie comme la Fille du Roi, Mère de Dieu, Souveraine qui enfantas le Dieu Roi selon la chair, et tu règnes. ”

(1e ton, lundi, complies, 3e stichère de la 1e ode)

Mère qui enfanta le Seigneur

“ O toi qui enfantas ineffablement le Seigneur de la terre qui embellit toutes choses, nous te proclamons comme il se doit, nous tous les fidèles, Reine et Souveraine du monde. Aussi délivre tous ceux qui te louent de la méchante compagnie de ceux qui nous tyrannisent. ”

(8 février, 1e canon des matines, Théotokion de la 4e ode)

 

“ Tous les fidèles nous te chantons, O pure, Mère de Dieu et Reine de toute la création ; aussi nous te crions le salut : Tu es bénie entre les femmes, O immaculée ”

(28 février, Théotokion de la 7e ode)

Elle est l'Immaculée

“ Assis sur son trône de souverain, ton Fils te plaça à sa droite, resplendissante de parures d’or, les vertus divines, en t’honorant comme une Mère, O immaculée. ”

(5e ton, dimanche, 3e canon des matines, 3e stichère de la 9e ode)

“ Le Prince de la Paix est venu régner sur le trône de David, O Théotokos. Incarné de toi, O merveille, Il a mis fin à la guerre ; il a pillé les princes de Moab ; Il t’a manifestée comme Reine, toi sa Mère. ”

(3e ton, samedi, complies, 3e stichère de la 5e ode)

Son règne est un règne de miséricorde

“ Ecoute ma voix angoissée, O immaculée, qui surgit en gémissant du fond de mon âme ; donne-moi le pardon des offenses que j’ai commises par pensée et par jugement insensé.

Souveraine du monde, Mère de Dieu, viens à mon secours ; l’horrible ennemi m’engouffre avec des souvenirs et des pensées atroces qui m’éloignent de Dieu. Ne m’abandonne pas, ne me dédaigne pas. ”

(1e ton, dimanche, complies, 5e stichère de la 4e ode)

“ O souveraine du monde, salut et secours des fidèles, reçois les soupirs qui s’élèvent du plus profond de mon cœur et les flots de mes larmes ; délivre-moi de mes nombreux péchés et sauve-moi. ”

(1e ton, jeudi, complies, 3e stichère de la 3e ode)

“ Malheureux que je suis, je suis tombé dans une bande de voleurs, j’ai été dépouillé, blessé et abandonné, mais toi, pure Mère de Dieu, ne me méprise pas.

Jadis le serpent dépouilla Adam après l’avoir trompé par le bois, O Souveraine ; maintenant il a capturé mon âme de la même manière.

Aie pitié de moi… Je suis malade incurable, un pauvre misérable, O Souveraine.

Ne me prends pas en horreur ; verse-moi l’huile de ta douceur, O Vierge et dans ta prévoyance, enrichis-moi de l’or incorruptible de Dieu.

J’ai été plus pécheur que la pécheresse ; j’ai été pire que le publicain dans mon avarice en paroles et en actions.

Accorde-moi leur pénitence avant la fin, O souveraine. ”

(2e ton, mardi, complies, 3e et 4e stichères de la 3e ode)

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Référence : Joseph LEDIT, Marie dans la liturgie de Byzance, ed. Beauchesne, Paris 1976, p. 241-252