Le Cœur Sacré de Jésus avec Paray le Monial

Le Cœur Sacré de Jésus avec Paray le Monial

« Venus à Jésus, quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté, et il sortit aussitôt du sang et de l'eau. (...) Ils regarderont celui qu'ils ont transpercé. »

(Jn 19,33.34.37)

Le cœur ouvert du Christ en Croix peut être considéré comme le point culminant de la Révélation biblique, car c'est le « lieu » de la manifestation de l'Amour jusqu'à l'extrême dont Jésus nous aime, ainsi que le Père et l'Esprit Saint.

Déjà au XIVème siècle, Catherine de Sienne a reçu la révélation de cet amour qui jaillit du Cœur transpercé. Dans un de ces dialogues mystiques qu'elle entretenait avec le Sauveur, elle Lui demanda le sens de cet évènement (le transpercement du Cœur) qui survint après la mort en Croix, alors que Jésus Lui-même avait dit à ce moment suprême : « Tout est achevé » (Jn 19,30).

La réponse du Seigneur à Catherine de Sienne donne un éclairage définitif sur le sens- plus que jamais actuel- de la dévotion au Sacré-Cœur :

« Mon amour pour les hommes est infini alors que les tourments et les souffrances de la Croix étaient finis (limités). »

Les souffrances du Christ en Croix sont ‘'limitées'' dans le temps : au moment où la mort survient, elles disparaissent. Dans sa réponse, Jésus précise alors :

« J'ai voulu que mon Cœur soit ouvert (...) mon Cœur ouvert peut vous exprimer mon amour infini, plus que ne pouvait le faire une douleur ‘'finie'' »

(Catherine de Sienne, les dialogues)

Les évènements de Paray-Le-Monial au XVIIème siècle ont confirmé ces paroles avec une intensité nouvelle. La première des « trois grandes apparitions » de Jésus à Marguerite-Marie eut lieu le 27 décembre 1673, jour où l'Eglise fait mémoire de saint Jean l'évangéliste, le disciple bien-aimé, celui-là même qui nous révéla le Cœur du Sauveur (cf. Jn 13,23-25 ;19,33-37).

Au cours de cette apparition, Notre Seigneur devait dire à la jeune religieuse ces paroles de feu :

« Mon divin Cœur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen... »

Dans l'Evangile de Luc, Jésus exprime cette même ardeur alors qu'Il monte vers Jérusalem pour y vivre sa Passion :

« Je suis venu jeter un feu sur la terre,

et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! »

(Lc 12,49)

A l'occasion du jubilé, Jean-Paul II a dit que le monde a plus que jamais besoin de la Miséricorde divine qui vient du Cœur de Jésus.


Père Jean-Rodolphe Kars

Chapelain à Paray-le-Monial

Prêtre de la communauté de l'Emmanuel

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