Le retour des bergers selon les Pères de l'Église (Lc 2, 16-18)

Luc 2, 20 - Puis les bergers : le commentaire des Pères de l'Eglise

"Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé."

Selon saint Athananase :

La naissance de Jésus-Christ était le sujet d'une joie universelle, non pas d'une joie toute humaine comme celle qu'inspire la naissance d'un enfant ordinaire, mais d'une joie céleste produite par la présence du Christ et par l'éclat de la lumière divine : « Et les bergers s'en retournèrent glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient entendu. »"

Selon saint Bède :

Les pasteurs du troupeau du Seigneur vont aussi contempler la vie des Pères qui les ont précédés, et où se conserve le pain de vie, comme s'ils entraient dans la ville de Bethléem ; et ils y trouvent la beauté virginale de l'Église, c'est-à-dire Marie ; la noble cohorte des docteurs spirituels, c'est-à-dire Joseph, et l'humble avènement du Christ inscrit dans les pages de la Écriture, c'est-à-dire, Jésus-Christ enfant couché dans la crèche.

Selon Origène :

Ou bien cette crèche est celle qu'Israël n'a point connu, d'après ces paroles d'Isaïe : « Le bœuf a connu celui à qui il appartient, et l'âne l'étable de son maître »

Selon saint Bède :

Les bergers n'ont point enseveli dans le silence les mystères qui leur avaient été manifestés, parce que les pasteurs de l'Église sont établis pour enseigner aux fidèles les vérités qu'ils ont puisées dans les saintes Écritures.

(Extraits de "La chaîne d'or". Explication suivie des quatre composée des interprètes grecs et latins et surtout des ss. Pères, traduction par l'abbé J.-M. Peronne, 1868)

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