À propos des nouveautés du livre d’Israël Finkelstein « la Bible dévoilée »

À propos des nouveautés du livre d’Israël Finkelstein

« la Bible dévoilée »

 

Israël Finkelstein a sorti en 2001 (2002 en traduction française) le livre « La Bible dévoilée » qui a été accepté par certains spécialistes mais contesté par beaucoup d’autres, dont cependant aucun n'a les mêmes talents médiatiques, sans doute parce que ce qu'ils peuvent dire est moins sensationnel.

 

L’attrait de ce genre de littérature est dans la nouveauté et c’est pourquoi les médias accrochent.

Si vous publiez un livre pour dire « Jésus ne s’est pas marié » comme on l’a toujours enseigné, cela n’intéresse personne mais si vous dites comme le Da Vinci Code « on a découvert que Jésus était si proche de Marie-Madeleine qu’elle a sans doute été son épouse cachée », ça marche bien dans le monde d’aujourd’hui et les gens croient que, si on en parle dans des livres, des trucs à la télé et des vidéos, c'est qu'il y a forcément quelque chose de vrai là-dedans.

 

Avec les méthodes de Finkelstein, on peut mettre en doute l'existence par exemple de Jules César, parce que, si l'on a des témoignages sous forme de discours, de textes et d'objets fabriqués en se référant à lui par des gens qui ont cru des gens qui l'avaient rencontré, on ne trouve pas sous terre de restes archéologiques de son passage physique sur terre. A ce compte-là, on peut contester aussi que François Villon ait vraiment existé : on a des œuvres qui lui sont attribuées, mais on ne sait pas où il est enterré (on ne sait d'ailleurs même pas quand ni où il est mort) et on n'a aucun objet lui ayant appartenu ni trace matérielle de son passage en ce monde en dehors de ce que l'on raconte.

 

Ce que dit Finkelstein concernant Abraham ou l’Exode est du même tonneau : il prétend mettre en cause Abraham ou l'Exode parce qu'il n'a pas encore été retrouvé de trace archéologique du passage des troupeaux d’Abraham en Canaan il y a 3.600 ans ou du peuple d'Israël dans la Mer Rouge il y a 3.200 ans. Voici l’argument : « Nous n’avons pas la moindre trace, pas un seul mot, mentionnant la présence d’Israélites en Égypte : pas une seule inscription monumentale sur les murs des temples, pas une seule inscription funéraire, pas un seul papyrus. L’absence d’Israël est totale – que ce soit comme ennemi potentiel de l’Égypte, comme ami, ou comme peuple asservi ». Pour Finkelstein et Silberman, il est inimaginable qu’une foule d’esclaves hébreux aient pu fuir vers le désert et la Mer Rouge sans rencontrer les troupes égyptiennes, et sans qu’il en reste trace dans les archives étatiques mais est-ce que les régimes humiliés aiment raconter leurs défaites ? Ils s’étonnent également de l’absence de vestiges archéologiques dans le Sinaï, où les compagnons de Moïse ont, selon la Bible, erré pendant 40 ans, mais qu’est-ce qu’un peuple en marche dans le désert ne construisant rien aurait dû laisser ?

Il existe en plus des éléments archéologiques objectifs antiques extrabibliques sur Israël :

-          La Stèle de Méneptah par exemple date de 1210 av. JC identifie clairement « Israël » dans la terre de Canaan comme un peuple à part entière

-          Le Papyrus de Brooklyn, conservé au musée de Brooklyn utilise des patronymes israélites bibliques pour désigner des esclaves et désigne par un mot qui a de grandes affinités avec le mot « hébreux » les gens qui travaillaient aux constructions grandioses de Ramsès II

-          Ce terme est mentionné aussi dans le Papyrus de Leyden, de la même époque pour la même ville en demandant que « des rations de grains » soient distribuées à ces gens.

-          La cité de Pi-Raamses, découverte en 1966 par l’archéologue autrichien Manfred Bietak, date de la période des hébreux (Gn 47,11) et parle d’esclaves « asiatiques » (Cananéens)

 

Pareil pour les règnes de David et Salomon : « Les fouilles entreprises à Jérusalem n’ont apporté aucune preuve de la grandeur de la cité à l’époque de David et de Salomon », argumentent-ils. Ou encore : « les fouilles entreprises à Jérusalem, autour et sur la colline du Temple, au cours du XIX° siècle et au débit du XX° siècle, n’ont pas permis d’identifier ne serait-ce qu’une trace du Temple de Salomon et de son Palais ». On parle ici d’une des villes les plus anciennes et les plus convoitées du monde, qui a été sans cesse détruite et reconstruite. L’Évangile parle de la dernière construction du Temple par Hérode le Grand sur 46 ans (Jn 2,20), qui intervenait après la destruction liée à l’exil à Babylone (2 R 24 et 25), après la reconstruction d’Esdras (Es 3,10) et de bien d’autres, et avant la destruction de la ville par les romains en 70 puis en 135, date à laquelle, selon la prophétie de Jésus, il ne resta pas « pierre sur pierre » (Lc 21,6) : quelle trace de la Cité de David ou du Temple de Salomon espérait-on retrouver après tant de siècles et tant de bouleversements ?

Il existe aussi des éléments archéologiques objectifs extrabibliques sur David et son règne :

-          La stèle moabite de Mécha, datée de 850 av JC, c’est-à-dire environ 1 siècle après David, qui comporte le nom du Dieu des hébreux et de le nom du roi David, découverte en 1868,

-          La stèle de Tel Dan, de même époque, découverte par l’archéologue Avraham Biran en 1994

 

En réalité, cet argument de l'absence de preuve retrouvée n'a absolument aucune valeur. Le sophisme positiviste dont il faut se défaire peut se réduire à deux propositions : 1°/ un fait historique laisse nécessairement une trace ; 2°/ tout événement qui n'a pas laissé de trace n'a pas eu lieu.

Objectivement, 99 % des événements de la vie quotidienne ont beau avoir effectivement lieu dans le temps (nous les vivons), ils n'appartiendront sans doute jamais à « l'histoire » (faute de documents qui les confirment) et ne sont donc pas des « faits historiques ». En résumé, que l’on ne puisse pas étayer l’historicité d’un fait ne permet absolument pas de conclure qu’il n’a pas eu lieu. Ce n'est pas parce que les registres de la mairie ont brûlé que ma grand-mère n'a pas existé ... Et ce n’est pas non plus parce qu’on ne connaissait pas d’élevage de chameau avant le XIIème siècle av JC qu’il ne pouvait pas y en avoir au temps d’Abraham (XVIIIème siècle) comme le prétend Finkelstein, et d’ailleurs – pas de chance pour lui – on a depuis découvert des preuves archéologiques de chameaux domestiqués au temps d’Abraham …

Il faut bien voir que les archéologues sont obligés de bâtir sur du sable, car on a très peu d’éléments par rapport à la richesse de l’histoire. L’égyptologue Sir Alan Gardiner a bien décrit ce problème :
« Il ne faut jamais oublier que nous sommes confrontés à une civilisation de plus de dix mille ans et pour laquelle il ne subsiste que peu de vestiges. Ce que nous annonçons comme l’histoire égyptienne est une collection de chiffons et de ragot ».

 

En résumé, les Finkelstein, Drewermann ou autres vont beaucoup trop loin dans leur interprétation des éléments dont dispose leur science mais il faut reconnaître que la tentation d’extrapolation de ce type est évidemment très forte car s’ils n’élaboraient pas des thèses aussi nouvelles et croustillantes, ils n’auraient bien évidemment jamais accès aux plateaux TV, ni à une telle notoriété passagère. Ils resteraient inconnus et ne feraient aucune vente, comme la plupart des chercheurs sérieux ...

 

Comment raisonner rationnellement alors sur Abraham, sur David ou sur l’Exode ?

 

L’archéologie a son intérêt quand elle parvient à mettre en lumière des éléments objectifs positifs, mais pour tenter de parvenir à de véritables conclusions sur ces sujets, il faut mobiliser également tous les autres moyens de connaissance.

 

 

1. On peut par exemple regarder la Bible elle-même et ce qu’on peut logiquement en déduire


La Bible enseigne formellement, et en insistant fortement, que le Peuple juif a été miraculeusement tiré d’Égypte, qu'il a rencontré Dieu au Mont Sinaï et que par Moïse, la Torah et ses 613 lois lui ont été données.

 

Le récit de l'Exode peut-il être une invention ?
Est-ce que cet événement fondateur peut être un mythe qui a été inventé plus tard ?

 

C’est en fait absolument impossible, car le texte biblique se piège lui-même en verrouillant cette révélation par l’affirmation que le Peuple d’Israël connait cet événement depuis l’origine et qu’il s’en transmet la connaissance de génération en génération.

 

On trouve en effet, dans le Deutéronome qui conclut les 5 livres de la Torah, cet avertissement solennel que Moïse donne à chaque juif de « ne pas oublier », « d’enseigner » et « de transmettre » tout ce qui concerne ce moment fondateur de la rencontre de Dieu au Mont Sinaï (Dt 4,9-14) : 

 

« Prends garde à toi : garde toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils.
Le jour où tu étais debout en présence du Seigneur ton Dieu au mont Horeb, ce jour-là le Seigneur m’avait dit : « Rassemble le peuple auprès de moi, je leur ferai entendre mes paroles pour que, tout au long de leur vie sur la terre, ils apprennent à me craindre et qu’ils l’apprennent aussi à leurs fils. »
Vous vous êtes donc approchés et tenus debout, au pied de la montagne. Et la montagne était en feu, embrasée jusqu’en plein ciel, parmi les ténèbres des nuages et de la nuée obscure.
Alors, le Seigneur vous a parlé du milieu du feu ; le son de ses paroles, vous l’entendiez, mais vous n’avez vu aucune forme ; rien qu’une voix !
Il vous a révélé son Alliance, les Dix Paroles qu’il vous a ordonné de mettre en pratique.
Et il les a écrites sur deux tables de pierre.
Et à moi, en ce temps-là, le Seigneur ordonna de vous enseigner les décrets et les ordonnances, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous allez passer pour en prendre possession »

(…) Oui, je vais mourir ici, sur cette terre, je ne passerai pas le Jourdain, tandis que vous, vous le passerez et vous posséderez ce bon pays-là !
Gardez-vous d’oublier l’Alliance que le Seigneur votre Dieu a conclue avec vous

(…) Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé, depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre : d’un bout du monde à l’autre, est-il arrivé quelque chose d’aussi grand, a-t-on jamais connu rien de pareil ?

Est-il un peuple qui ait entendu comme toi la voix de Dieu parlant du milieu du feu, et qui soit resté en vie ? Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation, de venir la prendre au milieu d’une autre, à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats, à main forte et à bras étendu, et par des exploits terrifiants – comme tu as vu le Seigneur ton Dieu le faire pour toi en Égypte ? Il t’a été donné de voir tout cela pour que tu saches que c’est le Seigneur qui est Dieu, il n’y en a pas d’autre. Du haut du ciel, il t’a fait entendre sa voix pour t’instruire ; sur la terre, il t’a fait voir son feu impressionnant, et tu as entendu ce qu’il te disait du milieu du feu. Parce qu’il a aimé tes pères et qu’il a choisi leur descendance, en personne il t’a fait sortir d’Égypte par sa grande force, pour chasser devant toi des nations plus grandes et plus puissantes, te faire entrer dans leur pays et te le donner en héritage, comme cela se réalise aujourd’hui. Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur : c’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre.

Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur que je te donne aujourd’hui, afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours. »

 

La Bible prétend donc :

  • Que la Révélation de Dieu au Mont Sinaï est un événement unique et extraordinaire
  • Que tout le Peuple juif en a été témoin
  • Que Moïse a ordonné aux pères d’en transmettre le souvenir à leurs fils et petits-fils,
  • Que tout cela doit être scrupuleusement transmis de génération en génération,
  • Et qu’il faut célébrer tout cela chaque jour et tout spécialement pendant la fête de la Pâques

 

Le judaïsme prétend donc être une religion basée fondamentalement sur une expérience, sur une connaissance et sur une transmission : ils ont vu Dieu qui les a sorti d’Égypte. L'événement fondateur est que ce Dieu libérateur s’est dévoilé au Mont Sinaï, il y a 3.200 ans d’après la tradition juive.

 

Qu’est-ce qui prouve que c’est vrai ?

 

Il suffit pour s’en convaincre d’essayer de raisonner par l’absurde et d’imaginer qu’à un moment de l’histoire, par exemple 1.000 ans plus tard, quelqu’un décide d’inventer et d'écrire tout d’un coup ce livre de la Bible, livre qui affirme donc qu’après l’avoir fait sortir d’Égypte de manière miraculeuse, Dieu s’est dévoilé de manière extraordinaire au Peuple entier au pied du Mont Sinaï, et qu’il a donné la Torah au Peuple d’Israël par l’intermédiaire de Moïse.
Il s’agit de choses extraordinaires : l’action et le dévoilement du Créateur du monde, donc ce n’est évidemment pas une chose qu’on peut passer sous silence.
Si cela a eu lieu, on en a gardé une mémoire.
Si donc ce livre nouveau était tout d'un coup inventé et proposé à un fils d’Israël, il irait certainement voir son père : « papa, est-ce vrai que nous le peuple d’Israël, on aurait vu Dieu au Mont Sinaï ? »
Si le père et le grand-père de cet homme, comme tous les pères et grands-pères d’Israël répondent : « je n’ai jamais entendu parler de cela », le livre sera reconnu immédiatement comme un mensonge.
Si personne n’est au courant, ce livre est forcément une blague et personne n’aura alors l’idée de se charger du lourd fardeau de suivre et pratiquer tout d'un coup les 613 préceptes de la Loi de Moïse !
Il faudrait, pour que ça marche, que le père et le grand-père de cet homme, comme tous les pères et grands-pères d’Israël répondent : « oui c’est vrai », alors que c’est faux.
Est-ce possible et imaginable ? Non évidemment.
Si la Torah ne date pas de Moïse, il faudrait imaginer qu’à un moment de l’histoire, tous les pères et tous les grands-pères du peuple juif ont décidé tout d’un coup de mentir à tous leur fils et à tous leurs petits-fils. Est-ce crédible ? Non.
C’est vraiment impossible.
Il n’est donc pas possible que la révélation de Dieu au Mont Sinaï soit une invention tardive.

La Bible, son contenu et son mode de transmission verrouillent complètement les choses.

 

Pour voir l’original de l’argument par un rabbin :

http://www.leava.fr/cours-torah-judaisme/pensee-juive/torah/647_la-veracite-de-la-torah.php

A 5’17, 6’10, 6’48 (les 2 articulations), 11’00, 14’00, 17’00-24’50 notamment

En résumé, « il ne faut pas confondre tradition littéraire et historique ».

Cf. https://www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-theologique-2004-3-page-446.htm

Il n’est bien sûr pas exclu qu’il y ait eu des écritures ou réécritures plus tardives par un ou plusieurs auteurs inspirés mais il est par contre absolument certain que le récit de l'Exode n'a pas pu être inventé comme l’imagine Finkelstein : il y a forcément eu un événement marquant et fondateur puissant à l’origine de cette aventure unique qui est celle du peuple juif.

 

 

2. On peut aussi réfléchir à partir de la critique textuelle du texte biblique

 

On peut remarquer que la Bible est particulièrement cohérente dans ses récits, ses généalogies, ses datations, qui sont étudiées par les juifs depuis des millénaires.

On peut remarquer aussi que la Bible, dans sa description de l’Exode, n’est pas une fiction littéraire : les toponymes (les noms de lieu) en Égypte, dans le Sinaï ou à Canaan, désignent bien des territoires historiques, même si parfois les noms propres utilisés sont d’une date postérieurs aux événements rapportés.

Les récits patriarcaux (Jacob Gn 25-36) ou prophétiques (Osée 12 vers 750 av JC) contiennent des tas de détails qu’il aurait été impossible d’imaginer dans les siècles suivants parce que les traditions sont différentes, les peuples sont différents, les cultes sont différents, des régions sont inaccessibles, des villes ont périclité rapidement (Gath, Silo), etc. Même les noms de Dieu sont différents …

Tout cela ne peut pas être inventé a posteriori.

Il n’y a aucune raison de douter de l’histoire racontée par la Bible et transmise de génération en génération dans le peuple d’Israël …

 

 

3. On peut aussi se tourner vers le témoignage de Jésus-Christ lui-même


Jésus est « la Vérité » (Jn 14,6)

On croit en lui pour 1.000 raisons absolument valables et même décisives. Tout plaide en faveur de Jésus : la sublimité de sa parole que peut constater quiconque a lu les Évangiles, les multitudes de prophéties accomplies, les multitudes de miracles, signes et prodiges de son temps et dans l'Église, l'expansion miraculeuse du Christianisme sans aucune effusion de sang autre que celle des martyrs chrétiens, le témoignage des saints dans tous les siècles, la multitudes de consécrations de prêtres, religieux, religieuses, la permanence de l’Église et son Magistère, et les innombrables témoignages des rencontres, visions, messages et apparitions venant de Jésus, Marie et des saints et de personne d'autre etc, etc ... Il n'y a de tels témoignages et de telles raisons de croire que dans le Christianisme. Ce que Jésus dit est donc spécialement important.

 

Or, Jésus se réfère à l'Ancien Testament qu'il valide absolument

Il parle explicitement de Noé (Mt 24,37-38 - Lc 17,26-27), d'Abraham (Jn 8,56), d'Isaac, de Jacob (Mt 22,32 ; Mc 12,26 ; Lc 13,28), de Moise (Mt 8,4 ; 17,3 ; Mc 10,3 ; Lc 24,27 ; Jn 3,14 ; 7,19), de David (Mt 12,3 ; 22,43), etc.

 

On pourrait aussi ajouter le témoignage de mystiques (Anne-Catherine Emmerich, Maria d’Agreda, Maria Valtorta, etc) qui ont permis souvent de retrouver des lieux et des restes archéologiques.

 

Par exemple, les extraordinaires visions de Maria Valtorta (15.000 pages écrites à la main, d'une traite, sans ratures) proposent notamment plusieurs centaines de visions de l’Évangile avec une multitude de détails (70 groupes ethniques, 750 personnages, 220 villages, 110 sites géographiques, 150 plantes, 200 espèces animales, 50 espèces minérales, etc.) qui ont pu être validés par la science (10.000 cas sans erreur et sans aucun anachronisme, étudiés par Jean-François Lavère). On a aussi pu reconstituer à partir de 5.000 indications spatio-temporelles contenues dans ces visions un "calendrier de Jésus au jour le jour" (Jean Aulagnier) qui précise la date de chaque scène de l’Évangile dans notre calendrier actuel et ce calendrier est parfaitement cohérent avec le calendrier des phases lunaires (indépendant) sur plus d'une centaine de visions qui décrivent la position et les phases de la lune. Tous ces éléments montrent que ces visions peuvent parfois être abordées scientifiquement et de manière très sérieuse ... Pour en savoir plus : https://youtu.be/1b4RKkh1qNY

 

* * *

 

Bref, une démonstration qui prétend s’appuyer sur la seule preuve archéologique, et essentiellement sur l’argument de l’absence de preuve, est doublement incomplète : 1°/ parce qu'elle prend parti de négliger d’autres sources comme par exemple la tradition, l'examen critique du texte ou la révélation par Jésus, et 2°/ parce que l’aspect archéologique lui-même est construit sur l’argument douteux de l’absence preuve archéologique, qui n’a rien à voir avec la preuve de l’absence du fait historique.

Par discrétion je ne communique que des prénoms et pas de nom
 
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