Le passage de l'inerte au vivant nous parle de Dieu

Aujourd’hui nous savons qu’une simple cellule est un monde extrêmement complexe, que la vie est un miracle et que le passage de l'inerte au vivant est un mystère absolu. 

La complexité d'une simple cellule est absolument inimaginable

On peut comparer une cellule à un État avec ses villes, ses usines, ses transports, ses centres de réparation, ses organismes de transport et de traitement des déchets, etc , etc.

L’apparition spontanée d’une cellule vivante par hasard suppose de résoudre d’innombrables problèmes insolubles.

Cela supposerait d'abord le surgissement simultané de multiples composants : il est en effet absolument impossible que les composants d’une cellule soient apparus les uns après les autres car ils ne peuvent ni fonctionner, ni subsister, ni remplir leur office les uns sans les autres.

Il est donc nécessaire que tous les composants, à savoir en particulier :
- les mitochondries (qui transforment l’énergie),
- les lysosomes (qui récupèrent des constituants),
- les appareils de Golgi (ou des protéines sont modifiées),
- les ribosomes (qui synthétisent les protéines), etc.…
apparaissent simultanément, dans le même temps et au même endroit, et qu'ils soient en plus en état de fonctionner chacun, et de fonctionner tous ensemble.

Prenons un premier exemple : une cellule est isolée du reste de l’organisme par une membrane or cette membrane est indispensable pour que la plus petite cellule existe mais cette membrane elle-même est faite de protéines, et qui fabrique ces protéines ? La cellule !

  • Donc pas de cellules pour fabriquer les protéines, cela signifie pas de membrane ;
  • Et pas de membrane veut dire pas de cellules !

À l’évidence tout doit exister ensemble. Nous sommes ici confrontés au problème de l’œuf et de la poule. L’un ne peut exister sans l’autre ; qui est apparu en premier, l’œuf ou la poule ? La cellule ou sa membrane ? Et par quelle génération ? …

Il faut par ailleurs lire attentivement ce que Michael Denton disait déjà de la complexité de la cellule il y a quelques années (Michael Denton dirige le centre de génétique humaine à Sydney et la citation est extraite de son livre « évolution, une théorie en crise » - Ed. Londreys 1988 pp. 238-239) :

« Pour saisir la réalité de la vie telle qu’elle a été révélée par la biologie moderne, il faudrait agrandir la cellule 1 milliard de fois jusqu’à ce qu’elle atteigne un diamètre de 20 km et ressemble à un aéronef géant assez vaste pour recouvrir une grande ville comme Londres ou New York.

 

On découvrirait alors un objet d’une complexité et d’une finalité adaptative sans pareil :

 

- À la surface de la cellule, on verrait des millions d’ouvertures, comme les hublots d’un vaste vaisseau spatial, qui s’ouvrent et se ferment pour permettre la circulation d’un flux continu de matériaux entrants et sortants.

 

- En pénétrant par l’un de ses orifices, on découvrirait un monde d’une complexité ahurissante sous le règne d’une technologie très avancée. On verrait un réseau de couloirs et de conduits sans fin ramifiés dans toutes les directions à partir du périmètre de la cellule, certains conduisant à la banque de mémoire centrale du noyau, d’autres aux unités de traitement et aux chaînes d’assemblage.

 

- Le noyau lui-même serait une vaste chambre sphérique de plus d’un kilomètre de diamètre, semblable à un dôme géodésique ; à l’intérieur, on discernerait des kilomètres de chaînes torsadées de molécules d’ADN bien empilés en rangées ordonnées. Le long des conduits, une grande diversité de matériaux bruts et de produits circuleraient dans une ordonnance parfaite, allant vers les différents chaînes d’assemblage des régions externes de la cellule, ou en revenant.

 

- On serait émerveillé par le niveau de contrôle implicite dans le mouvement de tant d’objets à travers tant de couloirs sans fin, le tout en parfaite harmonie.

 

- Toutes sortes de machines semblables à des robots se présenteraient à nos regards dans toutes les directions. On remarquerait que les plus simples des composantes fonctionnelles de la cellule, les molécules de protéines, sont des pièces de machinerie moléculaire d’une étonnante complexité, chacune composée de 3 millions d’atomes disposés en une configuration hautement organisée …

 

- Et pourtant, la vie de la cellule dépend de l’activité cohérente d’au moins plusieurs dizaines voire probablement plusieurs centaines de milliers de molécules de protéines différentes.

 

- On s’apercevrait que presque toutes les caractéristiques de nos propres machines avancées ont leur analogue dans la cellule : langage artificiel et système de décodage, banques de données pour le stockage et l’extraction de l’information, systèmes de commande raffinés dirigeant l’assemblage automatisé des partis et des composantes, dispositifs de sécurité positive de corrections utilisées pour le contrôle de qualité, procédés d’assemblage fondé sur les principes de la préfabrication et de la construction modulaire …

 

- Nous serions les spectateurs d’un objet semblable à une immense usine automatisée, une usine plus grande qu’une ville capable de remplir autant de fonctions que toutes les activités industrielles de l’homme sur la terre !

 

- Ce serait cependant une usine dotée d’une capacité sans précédent, étant capable de dupliquer sa structure entière en l’espace de quelques heures 

 

- Mais cette complexité fantastique d’une cellule individuelle n’est rien comparée à celle d’un système comme le cerveau mammalien. Le cerveau humain est composé d'une dizaine de milliards de cellules nerveuses. Chaque cellule nerveuse possède entre 10 000 et 100 000 fibres de liaison par lesquels elle est reliée aux autres cellules du cerveau. Le nombre total de connexions dans le cerveau humain est proche d’un million de milliards. »

Alors, si l’on vous dit qu’un jour quelques molécules se sont agglomérées et qu’ainsi une cellule est apparue et s’est mise à vivre, tournez les talons : vous savez maintenant que c’est affirmer n’importe quoi, juste pour les besoins de la cause ...

La complexité du vivant dépasse tout ce que nous pouvions imaginer

Depuis septembre 2016 une vidéo intitulé « Revolutionnary » est disponible sur Internet. Le titre de l’article accompagnant la vidéo est : « Darwin remis en cause », accompagné par le texte suivant :

« La complexité du vivant, telle que nous la connaissons aujourd’hui, dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer à l’époque de Darwin. C’est ce que cherche à montrer une nouvelle vidéo produite par la Discovery Institute de Seattle sortie au mois de septembre 2016. Elle met en image les découvertes d’un professeur de biochimie à Lehigh University, Michael Behe : une vraie bombe jetée à la face de la pensée darwinienne.

 

L’évolutionnisme postule que la vie a atteint son niveau de complexité actuelle au terme de milliards d’années de mutation due au hasard et filtrée par leur aptitude à la survie : la sélection naturelle

 

On pouvait, à la limite, croire à l’évolution au XIXe siècle, au moment où Darwin imaginait la cellule comme une « boîte noire » : la « Black box » du livre de Michael Behe qui explique : « Darwin imaginait la cellule comme un simple globule de gelée. »

 

En son temps, on n’avait en effet pas idée de l’existence des molécules, et encore moins de l’ADN. La production de la première cellule vivante à partir d’éléments chimiques présents dans le monde semblait tâche facile.

 

Aujourd’hui, cela suppose de traverser un énorme fossé de complexité, et personne n’a la moindre idée de la manière dont cela aurait pu se produire.

 

Les mutations dues au hasard comme moteurs de l’évolution sont incompatibles avec ce que Behe appelle « la complexité irréductible ». Il donne l’exemple, magnifiquement mis en forme par la vidéo, de la flagelle de la bactérie, une forme de vie qui utilise pour se mouvoir une sorte de propulseur protéique couplé avec un moteur moléculaire protéique.

 

Aucune de ces dizaines d’éléments n'a la moindre utilité s’il n’est pas assemblé dans le flagelle ; pour Behe, c’est la preuve qu’ils n’ont pas pu subir une évolution parallèle, car il n’aurait eu aucune raison que ces éléments survivent jusqu’à ce qu'ils soient assemblés pour faire partie de la forme de vie achevée et complexe qu’est le moteur de la flagelle.

 

Les images présentées dans la courte bande-annonce de la vidéo d’une heure sont en elles-mêmes déjà très convaincantes. Le nano moteur présent à la base de chaque flagelle d’une bactérie (ou d’un spermatozoïde) ressemble étonnamment à un moteur mécanique inventé par l’homme. Si ce n’est qu’il fonctionne admirablement, avec une efficacité énergétique avoisinant souvent les 100 %. »

En résumé, les chances de voir se produire une seule cellule vivante à partir des différentes combinaisons mécaniques possibles de ces éléments sont absolument nulles.

À la lumière de la science moderne, les probabilités que des structures organiques naissent spontanément d’éléments mécaniques en mouvement sont si infiniment faibles qu’elles n’existent pas.

On doit conclure que la formation brusque d’une cellule par hasard est un événement dont l’improbabilité est absolue.

Il est certain que l'apparition de la vie n'a pas pu se faire par hasard

Etienne Gilson réagissait déjà à cela il y a 40 ans (« d’Aristote à Darwin et retour » Ed Vrin 1971 p.187) :

« le philosophe, qui en cette affaire n’est que l’homme de la rue, reste perplexe. Si l’existence de tels êtres est à ce point invraisemblable, comment se fait-il qu’il y en ait ? »

En plus du fait que toutes ses parties dépendent du tout, il semble qu’une cellule ne puisse vivre seule. Les tentatives récentes pour cultiver in vitro des cellules isolées se sont soldées par des échecs. Pour proliférer, un tissu vivant cultivé expérimentalement doit contenir une quantité minimale de cellules, au-dessous de laquelle la multiplication est impossible.

Dans la nature, nul observateur scientifique n’a jamais vu de cellules hors de quelques tissus, ni de tissu subsistant spontanément hors d’un corps vivant lui-même inclus dans une espèce. Ce sont là des faits. Dans la nature, les parties ne sont jamais données hors du tout.

Bref, plus on avance dans la connaissance des mécanismes chimiques moléculaires, plus le fossé entre l’inerte et le vivant se creuse et s’élargit jusqu'à devenir abyssal.

Aucune structure intermédiaire, ni aucun chaînon manquant, n’ont jamais été découverts. Ni aujourd’hui, ni surtout dans les couches géologiques les plus anciennes, ou supposées telles : une structure est soit vivante, soit inerte, et les deux états sont absolument exclusifs l’un de l’autre !

Le mystère est plus opaque que jamais

En conclusion, le passage de l’inerte au vivant est un mystère plus opaque que jamais et ce mystère nous parle de plus en plus clairement de Dieu et de ce "Logos" admirable et extraordinaire à l'oeuvre dans le mystère de la Création.