Le drame de l'avortement

Depuis le milieu des années 70, la France a décidé de prendre à bras le corps la question du nombre des morts sur la route en se mobilisant à tous les niveaux de la société pour réduire le nombre des accidents. Et les statistiques montrent des résultats dont les pouvoirs publics sont légitimement très fiers :

En 40 ans, le nombre de morts chaque année sur la route est passé de 18.000 à 3.200

Sur la même période, depuis la loi Veil de 1975, le nombre des IVG en France ne diminue pas du chiffre de 220.000 environ chaque année …

Cela représente 1 avortement pour 4 naissances.

C’est assurément un sujet douloureux et passionnel mais il serait important d’y réfléchir de façon rationnelle

Aujourd’hui, la société a totalement banalisé l’avortement, mais - comme le disait Simone Veil lors du débat sur le IVG en 1974 - l'expérience montre que l’avortement n'est en réalité jamais « un acte banal 

C’est toujours un acte grave qui consiste à éliminer un embryon. Cet acte a des conséquences pour la femme d’abord, mais aussi pour son conjoint, pour leur entourage, pour la société … et bien souvent les femmes sont laissées seules dans des situations insupportables.

Que peut-on en conclure raisonnablement ?

Il s’agit à l’évidence 1°/ d’un problème objectivement GRAVE qui concerne 2°/ un nombre de personnes objectivement ENORME, c’est-à-dire qu’on a affaire à un problème de santé publique majeur 

Pourquoi un tel effort national pour limiter le nombre de morts sur les routes, et si peu pour diminuer le nombre de morts dans le ventre de leur mère, qui concernent 80 fois plus de victimes ?

C’est une grande question …

Il faudrait vraiment que l’on puisse rediscuter de l’avortement !