Selon la promesse, le Messie devait descendre du Roi David (2 Sa 7,12)

L’Écriture souligne avec force que Jésus est d’ascendance royale

Il est « fils de David » (cf. Mt 1,6 ; 1,20 ; 9,27 ; 12,23 ; 15,22 ; 20,30 et 31 ; 21,9 ; 21,15 ; Mc 10,47 et 48 ; 11,10 ; 12,35 ; Lc 1,69 ; 2,4 ; 3,31 ; 18,38 et 39 ; 20,41)
Quand Jésus pose explicitement la question, la réponse est claire pour tous : « "Quelle est votre opinion au sujet du Christ ? De qui est-il le fils" - Ils lui disent : "De David" » (Mt 22,42). C’est important parce que les prophéties promettant que le Christ-Messie serait dans la lignée de David étaient bien connues (2 Sa 7,12sq ; Is 11,1 ; Ps 18,51 etc.) Nul ne peut revendiquer d’être le Christ s’il n’est de la tribu de Juda, descendant de David. 

Saint Paul affirme nettement que Jésus le Christ est, « issu de la lignée de David selon la chair (sarx) » (Rm 1,3), selon les promesses

Cela correspond également aux prophéties de Nathan à David, rappelées par Pierre et Paul : « C’est quelqu’un issu de ton sang que je mettrai sur ton trône » (2 Sa 7,12sq ; 1 Ch 17,11-14 ; Ps 132,11 ; Ac 2,30 ; Ac 13,23).
Selon Saint Jean, Les Actes des Apôtres ou Saint Paul, le Christ vient « de la semence (sperma) de David » (Jn 7,42, Ac 13,23, 2 Tm 2,8, Hb 7,14).
Il est « le rejeton de la race de David » selon l’Apocalypse (Ap 5,5 ou 22,16).
La Tradition penche du même côté depuis les origines. Marie a toujours été vue comme le « rameau de la souche de Jessé, père de David », qui donne la fleur messianique (Is 11,1-10).

Mais il y avait deux modes de généalogies en Israël : selon la nature ou selon la loi

Jules l’Africain, cité par Eusèbe de Césarée, rappelle qu’ « en Israël, les noms des générations étaient comptés selon la nature ou selon la loi : selon la nature par la succession des filiations charnelles, et selon la loi, lorsqu'un homme avait des enfants sous le nom de son frère mort sans progéniture » (in Histoire Ecclésiastique I, I, VII).
Ce critère peut permettre de justifier les deux généalogies par des approches différentes, selon Matthieu et selon Luc.
L’une, celle de Luc, considère l’ascendance légale, l’autre, celle de Matthieu, considère la descendance charnelle, soulignant de fait l’importance des deux, l’une n’allant pas sans l’autre. Selon cette distinction, il est clair que Jésus est d’ascendance davidique selon la Loi, par Joseph, son père adoptif, qui descend de David à la fois légalement (« fils de ») et par le sang (« engendra »).