La vocation de saint Joseph

Le terme "vocation" dérive d’un verbe latin, qui signifie "appeler". La vocation est, en définitive, un appel à accomplir un service spécial à l’intérieur d’un dessein préétabli. La Écriture présente la création comme étant une réponse à l’appel divin:

« Les étoiles brillent à leur poste, joyeuses: les appelle-t-il, elles répondent: Nous voici! elles brillent avec joie pour leur Créateur. » (Ba, 3, 34-35 , cf. Si 43, 10; Jb 28,25-27).

Ce qui advient dans l’ordre de la création se répète dans la recréation de l’homme. Les auteurs sacrés décrivent l’histoire de ces appels, dessinant ainsi dans l’espace et le temps tout le projet divin. La Mésopotamie, l’Egypte et la Palestine sont les endroits où se succèdent, comme dans une chaîne ininterrompue, patriarches, rois et prophètes, pendant plus de quinze siècles d’histoire qui semblent former un ensemble inextricable de réponses positives et négatives. Le Nouveau Testament suit le même procédé, en décrivant la vocation de Jean Baptiste et des douze Apôtres. Et Paul justifie son rôle dans la diffusion de l’Évangile en se référant à une vocation spéciale (Ep 3,2-5).

Au moment culminant de l’histoire , Joseph, le fils de David, est appelé par l’ange à prendre chez soi son épouse...

Évidemment parmi ces récits de vocation ne pouvaient pas manquer celui de Marie (Lc 1, 26-38) et celui de Joseph (Mt 1,18-25). Les deux personnages qui se trouvent dans la proximité immédiate du point central de l’histoire qui est Jésus, sont l’objet d’une vocation exceptionnelle (en effet, le peuple hébraïque gardait jalousement la promesse faite par Dieu à David par le prophète Nathan, cf 2 Sam 7). Or, de Joseph, explicitement dénommé par l’ange comme fils de David (Mt 1,20), dépend la messianité de Jésus...

Au moment culminant de l’histoire , à la plénitude du temps, Joseph, le fils de David, est appelé par l’ange à prendre chez soi son épouse, et à assumer la paternité de celui qu’elle avait conçu par l’Esprit Saint.

« Le messager s’adresse à Joseph en tant qu’époux de Marie, celui qui, le moment venu, devra donner ce nom au Fils qui naîtra de la Vierge de Nazareth qui l’a épousé. Il s’adresse donc à Joseph en lui confiant les devoirs d’un père terrestre à l’égard du Fils de Marie » (1).

À Joseph qui « ne savait pas quelle attitude adopter devant cette étonnante maternité de Marie » (2), l’ange révèle qu’il ne doit pas se considérer étranger. Il introduit Joseph dans le mystère de la maternité de Marie.

Le fils de celle qui est juridiquement son épouse lui appartient selon la loi humaine, comme la généalogie l’atteste, mais il lui appartient aussi selon la volonté divine ; ainsi,

« En même temps que la puissance paternelle sur Jésus, Dieu a aussi accordé à Joseph l’amour correspondant, cet amour qui a sa source dans le Père, "de qui toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom" (Ep 3, 15). » (3)

Telle est la vocation de Joseph ! Aucun homme n’a reçu un honneur plus grand.

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(1) Jean Paul II, Redemptoris Custos, Exhortation apostolique sur la figure et la mission de saint Jospeh dans la vie du Christ et de l’Eglise (15 août 1989)

(2) idem

(3) idem, §8

 


 

T. STRAMARE,

Extraits de : T. STRAMARE, San Giuseppe, il custode del Redentore, l’Esortazione Apostolica di Giovanni Paolo II, Testo e riflessioni, ed. Piemme, 1990, p. 62-66

 

 

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