Par Marie, à travers Marie

Par Marie, à travers Marie

Le rôle de Marie s'explique parce qu'elle a trouvé grâce :

« Sois sans crainte, Marie ;

car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. » (Lc 1,30)

Aux noces de Cana, la relation entre les hommes et Jésus est vécue à travers Marie, la mère de Jésus :

« [Marie dit à Jésus] :

Ils n'ont plus de vin » (Jn 2,4)

« [Marie dit aux hommes] :

Faites tout ce qu'il vous dira. » (Jn 2,25)

Le concile dit :

« La bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Eglise sous les titres d'avocate, d'auxiliatrice, de secourable, de médiatrice, tout cela cependant entendu de telle sorte que nulle dérogation, nulle addition n'en résulte quant à la dignité et à l'efficacité de l'unique Médiateur, le Christ. [...]

Ce rôle subordonné de Marie, l'Eglise le professe sans hésitation ; elle ne cesse d'en faire l'expérience ; elle le recommande au cœur des fidèles pour que cet appui et ce secours maternels les aident à s'attacher plus intimement au Médiateur et Sauveur. »

(Vatican II, Constitution dogmatique sur l'Eglise Lumen Gentium 62)

Il s’agit de « penser à Marie avec piété » (Lumen gentium 65), car l’amour et la vénération filiale font découvrir les traits de la mère qui échappent au regard profane.

C’est Marie qui fait découvrir le mystère. Les orientaux appellent Marie « Odigitria », celle qui guide sur le chemin de l’expérience du Christ.

L’aspect pratique est tout aussi important : il s’agit pour l’Eglise de devenir « sans cesse plus conforme à son Epoux », à travers Marie. (Lumen gentium 65)

Jean Paul II développe :

« Le rôle maternel de Marie à l'égard des hommes [...] ; c'est une médiation dans le Christ. »

(Jean Paul II, Lettre encyclique Redemptoris Mater, § 38)

« Tout à travers Marie ! Telle est l'interprétation authentique de la présence de la Mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l'Eglise, comme le proclame le chapitre VIII de la constitution Lumen Gentium. Cette interprétation correspond à la tradition des saints, comme Bernard de Clairvaux, Grignion de Montfort, Maximilien Kolbe. »

(Jean Paul II, Homélie à Jasna Gora, 4 juin 1979)


F. Breynaert

Extraits de: F. Breynaert, Notre mère, la reine de la Paix,

édition du Paraclet, Brive 2008, p. 91-92