La sainteté, épanouissement de l’amour

La sainteté, épanouissement de l’amour

La sainteté, c'est la plénitude et l'épanouissement de l'amour.

La sainteté, c'est devenir ce que l'on est : un enfant bien-aimé de notre Père du ciel, des pécheurs pardonnés, des blessés que Dieu veut guérir, des faibles à qui Dieu veut donner la force d'aimer.

La sainteté c'est l'amour, non pas n'importe quel amour, mais l'amour saint qui vient de Dieu. Il s'agit de surmonter le péché par l'amour, de guérir le péché par l'amour. La sainteté c'est la présence de l'amour. C'est la vie d'union avec Dieu qui est amour, c'est l'œuvre de l'Esprit Saint en tout baptisé greffé sur le Christ mort et ressuscité.

La sainteté est un appel universel.

Le chapitre cinq de la constitution Lumen gentium du concile Vatican II s'intitule « La vocation universelle à la sainteté dans l'Eglise ».

La sainteté est un devoir.

La sainteté est un appel qui doit dilater notre cœur, nous rendre fier.

Il s'agit d'éveiller en nous le désir d'être saint.

Il s'agit de nourrir en nous le désir d'être saint.

Dieu nous a élus en lui pour être saint : « C'est ainsi qu'Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour. » (Ephésiens 1, 4)

Un chemin de sainteté.

Chacun est unique.

On ne devient pas saint par imitation.

La sainteté, c'est la charité dans ta vie à toi...

Aux consacrés, Dieu demande la fidélité au charisme fondateur. Aux malades, Dieu demande de s'unir à la souffrance du Christ pour le salut du monde. Aux gens mariés, Dieu demande l'amour mutuel et l'éducation des enfants dans la foi et l'obéissance aux commandements. Etc.

Il s'agit de mettre nos vies en accord avec la vocation à laquelle nous avons été appelée, et cela, en toute humilité, douceur et patience (Col 3, 12).

N'oublions pas la patience. Ma prière doit me faire accepter ma vie dans la paix de Jésus.

La sainteté n'est pas un perfectionnisme à la force du poignet, car Jésus nous dit : « sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5) ; ceci dit, la perfection doit être recherchée courageusement, elle demeure une vertu héroïque.

La sainteté n'est pas un accomplissement de soi : c'est un vide que l'on se découvre et notre néant, s'il est accepté, devient l'espace libre où Dieu peut encore créer.

Marie.

Marie est , elle a vécu la plénitude et l'épanouissement de l'amour.

Marie est un modèle pour tous.

Marie est une mère très patiente, qui nous accompagne sur notre chemin de sainteté.

Marie est parce qu'elle s'est laissée saisir par l'Esprit Saint.


Mgr Jean Ntagwarara, évêque de Bubanza (Burundi), ancien père au Foyer de Bujumbura (prédication au Foyer de charité de Courset) et F. Breynaert (présentation écrite).