Ap 12,5 : Elle mit au monde un enfant

Ap 12, 5 : Elle mit au monde un enfant

« Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône. »

(Ap 12, 5-6)

L’Apocalypse parle d’un « enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer » (Ap 12,5) : c’est une citation du psaume 2,8.9 dans la Septante (« Demandes-moi, je te donnerai en possession les nations [...] tu les mèneras avec un sceptre de fer. »)

Cet enfant « fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône… » (Ap 12, 6), ce qui semble une réminiscence libre du psaume 110,1 (« Le Seigneur dit à mon Seigneur : Siège à ma droite, et je ferai de tes ennemis le marchepieds de ton trône. »)

Or nous savons que les psaumes 2 et 110 [1] sont souvent utilisés pour annoncer la résurrection du Christ.

Dans l’enlèvement du nouveau-né dans le ciel (Ap 12, 5-6), on voit donc la Résurrection et l'Ascension, qui est le triomphe du Christ.

Les fidèles participent au triomphe pascal du Christ : « Le vainqueur je le ferai s’asseoir près de moi, sur mon trône, comme j’ai vaincu et que je me suis assis près de mon Père sur son trône » (Ap 3,21).

Ailleurs, le vainqueur aura pouvoir sur les nations, il les mènera paître avec un sceptre de fer (Ap 2, 27).

L'image du sceptre de fer vient de la tradition biblique concernant le roi David, et cette image est ré-interprétée dans l'Apocalypse par l'image de l'Agneau (cf. Sitemap).

Les chrétiens pourront mettre en échec le dragon (Satan) en vertu du sang de l’Agneau (le Christ) et en vertu de leur témoignage jusqu’à la fin, jusqu’au martyre (Ap 2, 26 ; 12, 11 ; 17, 14).


Pour le psaume 2, cf. Ac 4,25-28 ; 13,33 ; He 1,5 ; 5,5 ; Ap 2,27 ; 12,5 ; 19,15

Pour le psaume 110, cf. He 1,3.13 ; 5,5-6 ; 6,20 ; 7,17 ; 8,1 ; 10,12-13 ; Ac 2,33-35 ; Rm 8,34 ; Eph 1,20 ; Col 3,1 ; 1 Pt 3,22 ; Ap 3,21 ; Mt 26,64 ; Mc 16, 19 ; Lc 22, 66-71 ; Ac 3,21


Cf. A. Serra, “Bibbia”, Nuovo dizionario di mariologia,

a cura di De Fiores, San Paolo, Turino 1986, p.265-272.

Repris en français dans : F. BREYNAERT, A l'écoute de Marie, tome II,

préface Mgr Rey, Brive 2007, p. 226-239


Ap 12, 5 : Essa partorì un figlio maschio

« Essa partorì un figlio maschio, destinato a governare tutte le nazioni con scettro di ferro, e il figlio fu subito rapito verso Dio e verso il suo trono.»

(Ap 12, 5-6)

Ap 12,5a : « Essa partorì un figlio maschio, destinato a governare tutte le nazioni con scettro di ferro », è una citazione del salmo 2,8.9 nei Settanta: « Chiedi a me, ti darò in possesso le genti... le pascerai con scettro di ferro ».

Ap 12,5b : « Il figlio fu subito rapito verso Dio e verso il suo trono", sembra una reminiscenza libera del salmo 110,1: « Ha detto il signore al mio signore: siedi alla mia destra, finché io ponga i tuoi nemici a sgabello dei tuoi piedi ».

Sappiamo che i salmi 2 e 110 sono quelli più adoperati nel NT per l'annuncio della risurrezione di Cristo[1] ; quindi l'impiego simultaneo dei due suddetti salmi in Ap 12,5 confermerebbe l'ottica pasquale del parto della donna ivi descritto. In altre parole, Ap 2, 5 parla della Risurrezione e dell'Ascensione di Cristo.

I fedeli partecipano al trionfo pasquale di Cristo (Ap 3,21).

Il vincitore avrà potere sulle nazioni, le condurrà con un scettro di ferro, Ap 2, 27.

L'immagine dello scettro di ferro viene dalla tradizione biblica al riguardo del re David, e questa immagine è re-interpretata nell'Apocalisse per l'immagine dell'agnello (cf. Sitemap).

I cristiani potranno ottenere lo sconfitto del drago (Satana) in virtù del sangue dell'agnello, Cristo, ed in virtù della loro testimonianza fino alla fine, fino al martirio (Ap 2, 26 ; 12, 11 ; 17, 14).


[1] Per il salmo 2 , cf. At 4,25-28 ; 13,33 ; Eb 1,5 ; 5,5 Ap 2,27 ; 12,5 ; 19,15

per il salmo 110 , cf. Eb 1,3.13 ; 5,5-6 ; 6,20 ; 7,17 ; 8,1 ; 10,12-13 ; At 2,33-35 ; Rm 8,34 ; Ef 1,20 ; Col 3,1 ; 1 Pt 3,22 ; Ap 3,21 ; Mt 26,64 ; Mc 16, 19 ; Lc 22, 66-71 ; At 3,21


- cf. A.SERRA, “Bibbia”, Nuovo dizionario di mariologia, a cura di De Fiores, San Paolo, Turino 1986, p.265-272


A. Serra

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